CFDT CORTAL CONSORS

Le blog de la section CFDT de Cortal Consors, filiale du groupe BNP-Paribas

16 novembre 2009

Le CE dit non au projet de fermeture des Villages

La direction a annoncé début juillet sa volonté de réduire le nombre des villages qui passera de 9 à 4. Il s’agit d’une nouvelle restructuration qui se met en place alors que la crise pèse toujours sur l’activité de l’entreprise.

Elle va nécessiter de reclasser les salariés directement concernés et de mettre en place une organisation que nous avons du mal à appréhender.

La CFDT

avait réclamé à plusieurs reprises la tenue d’une réunion extraordinaire afin de commencer au plus tôt le processus d’information-consultation sans toutefois se précipiter.

La DRH

et

la CFTC

, majoritaire au CE n’ont pas jugé nécessaire d’accéder à notre demande.

Il aura donc fallu attendre le 23 octobre pour voir le CE être consulté au pas de charge sur un projet qui concerne quand même 22 personnes.

Un dossier incomplet qui n’a pas été remis dans les délais légaux

La CFDT

n’a pas manqué d’insister sur le manque de temps accordé aux élus pour étudier un dossier qui n’a été transmis que 3 jours avant la réunion, un délai trop court qui ne respecte pas les recommandations du Code du Travail. De plus, les documents transmis furent insuffisants : le volet social n’était qu’un copié collé de celui mis en place lors du projet Schubert et le traitement des questions économiques se résumait à une présentation Powerpoint de 10 pages sans éléments chiffrés, ni organigramme.

La stratégie : un retour en arrière aléatoire

Pour la direction, ce projet s’explique par le fait que l’entreprise doit se recentrer sur son activité téléphonique. Cette nouvelle stratégie se justifierait par la clientèle qui aurait modifié ses comportements en utilisant davantage le téléphone. L’amélioration du site internet et un recours plus important aux nouvelles technologies (Iphone) devrait permettre aux équipes commerciales de se concentrer sur la relation téléphonique avec les clients. L’objectif sera alors d’obtenir 2/3 des revenus en ligne contre 50 % en 2008.

Pour mieux comprendre les enjeux, il faut remonter en 2005 lorsque Cortal Consors a repris la clientèle privée de Cardif. Cette opération avait entraîné la multiplication du nombre de villages afin de mieux couvrir le territoire et ainsi améliorer la personnalisation de la relation clientèle. Cette démarche n’a pas duré longtemps car la direction a mis très tôt l’accent sur l’activité téléphonique transformant peu à peu les villages en plateformes décentralisées au grand dam des salariés recrutés dans le cadre du projet d’origine que

la CFDT

avait approuvé.

La CFDT

ne s’est pas privée de critiquer les choix de la direction qui constitue un véritable retour en arrière. Nous ne comprenons pas pourquoi il est nécessaire de revenir à la situation antérieure à 2005 pour réactiver une stratégie qui ne fonctionnait pas. Les conditions de succès d’une telle politique reposent avant tout sur la mobilisation de moyens plus importants. Comme nous avons des doutes sur la volonté de la direction de se doter de moyens permettant une réelle relation téléphonique de qualité avec les clients, un problème récurrent depuis longtemps. De plus, nous ne pensons pas que les « smartphones » (Iphone, Blackberry) soient des vecteurs permettant un développement important de l’activité de Cortal Consors.

L’organisation cible : un manque flagrant d’informations

Les villages de Paris, Toulouse, Lyon et Nice seront conservés et devront couvrir des zones plus larges. Les clients seront regroupés au sein d'un service Nakara qui doit être réorganisé en décembre prochain.

Pour

la CFDT

, beaucoup de questions posées lors de la réunion à ce jour sans réponse. En voici une liste :

A quand la communication d'un organigramme des villages restants ? Comment ces derniers seront organisés, quels seront les effectifs, leurs objectifs ? Comment gérer en matière de rendez-vous des distances plus importantes ? Quelle sera l'articulation des villages restants avec les autres réseaux existants, notamment les Mobile Bankers ? Quel sera l'impact de la réorganisation de Nakara prévue en décembre ?

Ce manque d’informations explique le vote défavorable des élus CFDT qui s’inquiètent également des conditions de travail au sein de la future organisation.

Le volet social : une régression sans aucune concertation

La DRH

s'est contenté de reprendre exactement ce qui avait été mis en place dans le cadre de Schubert. Elle s'est engagée à reclasser tous les salariés concernés de manière à ne pas générer de départs contraints.

La CFDT

regrette que la direction se contente d'appliquer à la lettre, sans négociations, le même volet social que celui de Schubert alors que celui-ci avait été rejeté par les représentants du personnel.

Le changement de stratégie va avoir des impacts négatifs sur le parcours professionnel de certains conseillers financiers. En effet, le rapprochement de 2005 avec Cardif devait normalement offrir de nouvelles possibilités d'évolution. Or, le fait de revenir en arrière constitue pour la plupart des salariés concernés une régression car ils sont susceptibles de retrouver un poste qu'ils avaient quitté dans la perspective de faire évoluer leur carrière.

Concernant les reclassements,

la CFDT

a proposé que la commission de suivi créée pour le projet Schubert supervise également ceux qui seront à gérer au sein des villages.

La DRH

a accepté notre proposition.

C’est le 3ème projet consécutif de la direction rejeté par le CE : Schubert, le rapprochement DAC/B to B et la restructuration des villages.

La CFDT

déplore le fait que la direction ne cherche pas améliorer le processus de consultation des élus grâce à des informations plus complètes et transmises plus tôt.

Cela démontre que le dialogue social dans l’entreprise doit être amélioré surtout sur des sujets essentiels comme l'emploi et les conditions de travail.



01 octobre 2009

Point sur le CE du 24 septembre 2009

Nous nous en doutions, la rentrée sociale chez Cortal Consors est particulièrement chargée et agitée.

Elle avait pourtant débuté sous les meilleurs auspices avec la signature par la CFDT du 1er accord sur l’insertion des personnes handicapées chez Cortal Consors. Ce texte doit être la 1ère étape dans la construction d’une véritable politique en faveur de la diversité et contre les discriminations dans l’entreprise. La CFDT veillera pendant les 3 prochaines années à la bonne application de l’accord et agira afin que celui-ci soit encore meilleur.

                                 

L’actualité sociale s’est accélérée la semaine dernière avec les réunions sur 2 jours du CE, des DP et du CHSCT avec des points importants à l’ordre du jour.

Commençons par le CE qui a du d’abord régler des problèmes d’organisation suite à l’absence de 7 élus CFTC sur 8 à cause notamment des congés. Il a fallu redistribuer les rôles au sein de la délégation du personnel et la CFDT s’est retrouvée majoritaire avec 3 élus titulaires contre un seul pour la CFTC mais c’était suffisant en cas de vote.

Après le traditionnel examen des comptes, nous sommes entrés dans le vif du sujet avec la consultation du rapprochement de la Direction Administrative Commerciale et le Middle Office du Partenariat.

Pour la direction, les objectifs principaux sont de mieux harmoniser les procédures entre la clientèle directe et celle des partenaires mais aussi de mutualiser les moyens afin de réaliser des synergies de coûts.

La DAC va donc se transformer en Direction des Opérations en intégrant les opérations administratives du Middle Office Partenariat tout en conservant ses activités actuelles sauf les relations clientèles et la cellule Fiscalité.

Le Middle Office B to B devient le Support Relations Clientèle qui sera l’interface de l’ensemble des front office.

De plus, il s’occupera des tâches qu’OAV Dinan ne pourra, ou ne voudra, pas traiter dans le cadre du projet Schubert.

Cette réunion de consultation est en fait la 4ème réunion du CE mais malgré cela, il reste toujours autant d’incertitudes. En effet, il faudra attendre juin 2010 et la fin théorique du projet Schubert pour voir l’organisation de nouveau être modifiée du fait de l’intégration des activités évoquées précédemment. Le point positif serait enfin la mise en place d’un véritable middle office bourse mais il nous faudra attendre pour en être certain.

C’est particulièrement difficile dans ces conditions d’avoir une bonne visibilité d’une organisation qui va changer dans quelques mois. Comment des représentants du personnel peuvent donner un avis dans l’intérêt des salariés.

Beaucoup d’interrogations demeurent en ce qui concerne les conséquences d’une telle restructuration sur l’emploi et les conditions de travail. Elle avait eu des impacts avant même que le dossier arrive devant les élus du CE avec la fin de plusieurs contrats d’intérim : la mutualisation des effectifs étaient déjà en marche. Selon des calculs savants, les effectifs passeraient de 73 personnes à 71 entraînant la suppression de 2 postes. Pour la direction et les initiateurs du projet, cela est négligeable mais si l’on examine le détail des prévisions, on constate que les mouvements de personnel seront en fait plus nombreux. On nous a assuré que tous les salariés concernés ont été reçus en entretien et qu’ils auront leur mot à dire. Or, si certains refusent, que se passera-t-il en réalité ? Quelles seront leurs possibilités de reclassement ? Tiendra-t-on compte réellement de leur parcours afin de faciliter leur carrière professionnelle ? Autant de questions qui restent aujourd’hui sans réponse hormis les engagements vagues de la direction. Qu’en est-il aussi de la formation, de l’organisation interne des futures équipes ? Rien  de précis à ce jour mais nous avons appris qu’un processus d’accompagnement du changement sera mis en place pour faciliter la transition et, pourquoi pas, faire émerger de nouvelles solutions pouvant modifier l’organisation cible.

Si l’on détaille la structuration de la nouvelle Direction des Opérations, la grande nouveauté est l’intégration de la cellule Ouverture de Comptes au Middle Office Epargne. Il ne s’agit pas en fait d’une nouveauté mais plutôt d’un retour en arrière puisque les ouvertures de compte faisaient partie intégrante de l’activité de la Gestion avant de constituer une équipe à part entière et autonome. La CFDT s’était opposée à l’époque à cette séparation, comme quoi, elle est écoutée parfois même si ce sont des années plus tard.

Autres nouveautés : la Management Qualité Contrôle récupère les réclamations et la certification ISO sans que l’on sache, concernant cette dernière, qui s’en occupera. Les Relations Clientèles et l’équipe Fiscalité quittent la Direction des Opérations pour se retrouver au sein du Support Relations Clientèle.

Les élus CFDT ont donné, à l’unanimité, un avis défavorable au projet pour les raisons suivantes :

- alors que le rapprochement est évoqué depuis longtemps, il aura fallu attendre que l’entreprise soit en crise pour que le projet aboutisse. Il aurait pu être mené avant lorsque la situation financière de Cortal Consors était meilleure de façon à ce qu’un tel changement soit mieux accepter par les salariés. Au contraire, le fait que la réorganisation se fasse en ces temps difficiles dénote de la part de la direction une volonté de mettre en avant les réductions de coûts au détriment des aspects organisationnels,

- Il est inopportun de se prononcer sur une organisation appelée à être bouleversée dans quelques mois lorsque le projet Schubert sera opérationnel. Nous serons bien sûr vigilants pour en mesurer les véritables conséquences sur l’entreprise et les salariés,

- Beaucoup de questions restent en suspens sur les conséquences sociales de l’opération. C’est pourquoi nous serons à l’écoute des salariés concernés pour faire remonter tous les dysfonctionnements éventuels ainsi que leurs interrogations.

Autre sujets abordés : la cession de Cortal Consors Belgique à la société Fortuneo Arkea qui s’engage à conserver la totalité des effectifs soit 43 personnes. Il faut rappeler que la Belgique fut le théâtre de la création de la 1ère filiale de Cortal qui ne s’appelait pas encore Cortal Consors. Pour la direction, notre filiale belge connaissait de grandes difficultés financières mais la recherche d’un repreneur s’avéra fort difficile jusqu’à aujourd’hui.

De son côté, la CFDT déplore que la CFTC, en temps normal majoritaire au CE, n’ai pas jugé nécessaire de demander une consultation puisqu’il s’agit d’une opération capitalistique concernant l’entreprise.

Elle fait remarquer que cette cession donne encore plus de sens au terme « démantèlement » utilisé depuis le début des restructurations. Attention à ne pas tomber dans le côté « on vend les bijoux de famille ».

Il a été aussi question de la pandémie grippale avec notamment la présentation des mesures, décidées à l’échelon du groupe, destinées à faire face au risque que représenterait pour l’entreprise une forte expansion de la maladie. Le CE a autorisé la mise en place du télétravail en cas de passage au niveau 6 de la pandémie sachant que l’accord du salarié est obligatoire et en cas d’accord, celui-ci pourra à tout moment revenir au régime normal.

La CFDT reviendra sur ce dossier dans une communication concernant le CHSCT.

22 juillet 2009

Ordre du jour du CE du 23 juillet 2009

La prochaine réunion du CE aura lieu le jeudi 23 juillet 2009 à partir de 14h30

Voici l'ordre du jour :

- Approbation des procès-verbaux du CE du 25 juin 2009 et du 2 juillet 2009

- Activité/organisation

- Information sur la fusion du service de santé de BNP Paribas et de l'AMK

- Point sur la construction de l'immeuble de Nanterre (question CFDT)

- Questions diverses

La CFDT souhaitait avoir des informations sur le calendrier et la liste des fermetures des villages dans le cadre du plan de restructuration annoncé fin juin par la direction. L'objectif est que les salariés sachant le plus tôt possible à quoi ils doivent s'attendre. La question sera en fait abordée lors de la réunion plénière du CE du mois de septembre.

28 avril 2009

Mobilisés pour un 1er mai historique

M778820354796371889Pour la première fois depuis la Libération, l’ensemble des organisations syndicales défileront ensemble le 1er mai. Après les mobilisations exceptionnelles des 29 janvier et 19 mars, ce jour historique doit marquer la détermination des salariés à obtenir de nouvelles avancées sociales.

Cette année, le 1er mai prend majeure : la crise économique et financière a bouleversé le monde entier et renversé la vie de millions d’hommes et de femmes. Il est nécessaire, pour reprendre les termes de l’intersyndicale, que chacun, en manifestant, marque sa    « solidarité avec l’ensemble des salariés, en Europe et dans le monde, également percutés par la crise ». Ce 1er mai doit permettre à tous les salariés des banques, malmenés par des conditions de travail toujours plus difficiles et l’image dégradée de leur métier, de faire entendre leur voix.

Préserver l’emploi

Alors que les restructurations s’accélèrent dans le secteur bancaire, la fédération des banques appelle donc chacun à se mobiliser pour la préservation de l’emploi et du pouvoir d’achat. Les salariés de le banque ne doivent pas faire les frais des errements de leurs directions : celles-ci ont pris des risques inconsidérés et en font maintenant payer le prix à leurs salariés comme à l’ensemble des contribuables. Les inégalités entre les salaires augmentent et la question de l’échelle des rémunérations doit enfin être posée.

Halte aux bonus !

Les salariés des banques doivent exiger en ce 1er mai la fin des bonus délirants. Il est temps d’en finir avec les déclarations de bonnes intentions des dirigeants bancaires, toujours prêts à gonfler leur portefeuille de stock-options et d’indécents bonus, tout en déployant de sévères plans d’économies  synonymes de suppressions d’emplois. Ce contrôle ferme des bonus doit aller de pair avec la suppression du bouclier fiscal : la CFDT considère en effet que bénéficier d’allègements fiscaux sur des primes obtenues au prix de risques incontrôlés, de la part d’établissements soutenus par l’État, est totalement indécent.

Améliorer les conditions de travail

Ce 1er mai doit aussi être l’occasion de rappeler que le travail ne doit pas rimer avec souffrance. La crise économique et financière actuelle angoisse la clientèle : son pouvoir d’achat est fragilisé et, ulcérée par les pratiques indignes des dirigeants des grands groupes bancaires, elle peut faire preuve d’incivilité envers les salariés des banques, déjà mis sous pression par leur direction. C’est en se montrant solidaires les uns les autres, avec tous les salariés de France, d’Europe, et des pays les plus défavorisés que nous parviendrons à un monde plus juste. Cela implique une meilleure régulation des marchés et une lutte efficace contre les paradis fiscaux.

Le 1er mai, nous comptons sur vous pour faire de cette journée exceptionnelle un grand événement social et revendicatif !

01 mars 2009

Fusion Caisses d'Epargne-Banques Populaires : quel avenir pour les salariés ?

fusion_entre_caisses_d_epargne_et_banqueDans le cadre de la fusion Caisses d'Epargne-Banques Populaires, la Fédération CFDT des Banques a demandé la tenue d'une réunion avec François Perol qui vient d'être nommé, non sans polémique, à la tête du nouveau groupe bancaire.

La CFDT souhaite à cette occasion l'interroger sur sa stratégie et les perspectives des salariés face à des restructurations prévisibles étant donné le contexte actuel.

Ci-dessous le texte du communiqué :

Fusion des groupes Banque Populaire, Caisse d’Épargne et Natixis :

La CFDT interpelle François Pérol sur l’avenir des salariés

La fusion entre les groupes Banque Populaire, Caisse d’Épargne et Natixis et la nomination d’un ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée à la tête de la nouvelle entité, conduit la fédération CFDT des banques à exposer ses interrogations quant

à la stratégie réelle que sous-tend cette prise de pouvoir de l’État sur les deux banques mutualistes, et ses inquiétudes quant à l’avenir de leurs salariés.

Concernant la nomination de François Pérol, la CFDT pointe un risque, récurrent dans notre pays, de consanguinité entre les pouvoirs publics et les milieux économiques. Comment un haut fonctionnaire peut-il surveiller une entreprise dont il espère qu’elle pourra l’accueillir à un moment ou à un autre ? Et, au final, comment l’État peut-il contrôler un organisme qu’il dirige ?

La CFDT s’interroge quant à la légitimité de l’État à prendre la direction d’un groupe mutualiste. S’agit-il en effet d’une participation temporaire, avec un retrait programmé de l’État à moyen terme, ou d’une participation durable ? Qu’en est-il réellement de la stratégie de l’État ? L’État compte-t-il créer, dans une approche franco-française, un champion bancaire national, maintenu dans son giron ? La CFDT déplore que la question européenne soit absente. Cette approche franco-française ne doit pas exclure une réflexion européenne sur le marché de la banque de détail.

La CFDT a des attentes fortes quant à l’avenir du nouveau groupe :

- Que les dirigeants prennent la mesure du monde mutualiste très décentralisé où les décisions comportent dans une large mesure une dimension très consensuelle ;

- Que les dirigeants assurent l’intégrité et la pérennité de tous les établissements, de Natixis et des réseaux des Banques Populaires et Caisses d’Épargne et rassurent les 120 000 salariés sur l’emploi ;

- Que les dirigeants mettent en oeuvre un dialogue social de qualité au service de l’emploi ;

- Que les dirigeants mettent en place un statut social cohérent et respectueux de l’histoire des groupes fusionnés.

La fédération CFDT des banques demande à rencontrer M. François Pérol afin d’obtenir réponses à toutes ces questions et exige la présence de deux représentants des salariés au conseil de surveillance du groupe

10 octobre 2008

Rencontre Association Française des Banques avec les syndicats

A la demande de la CFDT, Ariane Obolenski, la Directrice générale de l’AFB (Association Française des Banques) et de la FBF (Fédération Bancaire Française) a reçu les organisations syndicales de la profession ce 7 octobre 2008.

La CFDT a interrogé la représentante de la profession sur la situation des banques au regard des dépréciations d’actifs et des problèmes de liquidités.

Nous l’avons interpellée sur les contradictions entre l'apparente bonne santé affichée des banques et le défaut de confiance entre établissements. Nous avons déploré la poursuite de la concurrence exacerbée entre établissements bancaires dans le contexte de crise grave que nous traversons.

La CFDT a également indiqué qu’une réflexion sur de nouvelles règles de régulation devra intervenir.

Soucieuse de l’avenir des salariés et de leurs conditions de travail, la CFDT a interrogé la profession sur les restructurations possibles induites par la crise, dont celles « souhaitées » par le gouvernement, et leurs conséquences sur l’emploi.

La CFDT a souligné le grand sens des responsabilités des salariés qui font face avec professionnalisme et courage à l’inquiétude des clients, alors qu’ils s’interrogent sur leur propre avenir. Nous avons souligné le manque de communication des Directions d’entreprises à leur égard, qui se contentent de leur fournir des argumentaires commerciaux.

Sur les dépréciations d’actifs, Ariane Obolenski a assuré que les établissements bancaires avaient fait au second trimestre 2008, sous l’égide de la commission bancaire, un travail de transparence.

Elle n’a pas exclu d’autres dépréciations qui ne seraient dues qu’aux règles IFRS (comptabilisation des actifs à la valeur du marché).

Elle a confirmé le gel du marché monétaire et informé que des démarches auprès des régulateurs étaient en cours.

Elle a rappelé que les banques françaises sont mieux armées que d’autres, car mieux capitalisées, et assises sur une activité de banque de dépôt importante. Elle affirme qu’il ne peut y avoir de faillite bancaire en France.

La profession souhaite des décisions européennes notamment sur la question des normes comptables.

Sur les restructurations et l’emploi, elle considère que l’emploi en France dans la banque de détail ne sera pas sérieusement entamé. En revanche la situation est plus difficile dans la BFI qui repense son business model. A plus long terme elle estime qu’on verra sans doute une accélération des mouvements de rapprochement entre banques.

Enfin, elle dit être consciente de la pression exercée sur les salariés et du rôle important qui est le

leur dans la période.

La CFDT partage le besoin d’intervention européenne dans la régulation. Elle prend acte de la confiance témoignée aux salariés et reste vigilante sur la situation de l’emploi dans la profession.

Une nouvelle réunion est programmée pour fin octobre.

Posté par chrieuze à 08:00 - Secteur bancaire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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07 octobre 2008

Projet Schubert : place à la communication

Suite à la remise aux membres du CE du dossier officiel, le projet Schubert est entré dans une phase de transition.

Les représentants du personnel se préparent à donner un avis, un avis qui dépendra des réponses apportées par la direction aux 54 questions déposées par les élus lors du CE du 11 septembre dernier.

Devant l’importance des enjeux économiques et sociaux, un expert a été désigné pour donner aux élus un point de vue externe permettant d’identifier les aspects fondamentaux du dossier.

En attendant d’en savoir plus à travers le rapport de l’expert et l’ouverture des futures négociations, organisations syndicales et direction se livrent une 1ère bataille autour de la communication auprès des salariés.

En effet, celle-ci est essentielle dans ce genre de dossier car il s’agit d’informer le plus rapidement possible l’ensemble du personnel qu’il soit directement concerné ou non.

C’est la CFDT qui a été la plus réactive en diffusant mi-septembre un tract annonçant officiellement le plan de la direction tout en livrant sa 1ère analyse. A travers ce document, il s’agissait de sensibiliser bien sûr les personnes travaillant à la DAT mais aussi les autres salariés car le projet de la direction aura des impacts sur leur manière de travailler.

A son tour, la direction a mis en place sa propre communication avec des réunions de services puis par une grande réunion du personnel le 2 octobre dans un amphithéatre pas totalement plein. Elle a permis également d’informer du déménagement prévu à Nanterre pour la fin 2011, une info déjà diffusée par la CFDT 2 jours plus tôt.

La présentation du dossier Schubert au cours de cette grande messe nous a laissé finalement perplexe. Si les aspects économiques ont été présentés selon le même schéma qu’au CE, l’exposé sur les questions sociales n’a pas tenu compte des revendications des syndicats émises lors de la réunion du 11 septembre.

C’est ainsi qu’il n’a pas été fait mention de la demande pour faire de la cellule chargée de suivre les mobilités une commission paritaire à laquelle participe les représentants syndicaux.

De plus, les mesures d’accompagnement sont affichées sans indiquer que les organisations syndicales ont insisté pour que des négociations sur ce sujet soient ouvertes.

Cette présentation ne fait aucunement mention de l’implication syndicale mis à part la consultation du CE. Au nom de la CFDT, Christophe Rieuze a rappelé au bon souvenir de la direction ses demandes qui furent relayées par les autres syndicats. Il a conclut son intervention en espérant que ces omissions n’étaient que fortuits et que le dialogue social servira à mener à bien ce dossier dans l’intérêt des salariés et de l’entreprise.

Ce cycle de communication s’est provisoirement terminé hier par une autre réunion d’information organisée cette fois-ci par les syndicats sauf la CFTC.

Ce fut l’occasion pour la CFDT pour rappeler ses demandes et ses analyses tout en souhaitant une mobilisation de l’ensemble du personnel car le projet Schubert touche en fait tout le monde. Il se peut également qu’il soit le signe annonciateur d’autres restructurations plus ou moins importantes.

La CFDT appellent les salariés à la plus grande vigilance

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