19 avril 2009
Journée du 1er mai : faire entendre notre voix
La crise est là et elle frappe durement tous les salariés et particulièrement les jeunes en France, en Europe et dans le monde entier.
Les réponses des gouvernements et des entreprises ne sont pas à la hauteur des enjeux :
• Même si le dernier sommet du G20 a ouvert des pistes intéressantes pour faire face à la crise, elles doivent maintenant se traduire en mesures concrètes.
• L’absence de politique réellement coordonnée au niveau européen est un handicap qui pèse lourdement sur la situation économique de notre continent.
• La réponse française n’est pas à la hauteur des difficultés que traverse notre pays.
• Pas plus qu’elle n’est à la hauteur des enjeux et des exigences des salariés, que ce soit en termes d’emploi dans les secteurs public et privé, ou de justice sociale.
• Trop d’entreprises continuent à avoir des comportements inadmissibles et profitent de la crise pour procéder à des restructurations en utilisant l’emploi comme variable d’ajustement.
Dans ce contexte, la CFDT agit et obtient des résultats :
• la création du Fonds d’investissement social (Fiso) pour améliorer immédiatement la situation des salariés les plus touchés et mieux préparer leur avenir par des formations qualifiantes,
• la prime de 500 euros pour les 100 000 demandeurs d’emploi justifiant entre deux et quatre mois de travail et la suppression des deux tiers de l’impôt sur le revenu touchant six millions de foyers fiscaux,
• l’amélioration de la prise en charge du chômage partiel notamment pour les salariés à temps partiel.
Ces premiers résultats viennent compléter les avancées obtenues avec les accords « modernisation du marché du travail », « gestion prévisionnelle des emplois et des compétences », « formation professionnelle », « indemnisation du chômage » et « chômage partiel » signés par la CFDT.
Mais pour la CFDT, il faut aller plus vite et plus loin :
• pour le renforcement des compétences par la formation et le maintien du maximum de salariés dans l’entreprise grâce au Fonds d’investissement social ;
• pour le gel des suppressions de postes dans la fonction publique ;
• pour des mesures spécifiques en faveur des jeunes ;
• pour la suspension du bouclier fiscal et la défiscalisation des heures supplémentaires.
Un 1er mai de solidarité internationale et de mobilisation :
Le 1er mai est plus que jamais l’occasion d’exprimer notre solidarité envers les salariés des pays les plus défavorisés. Car ils subissent de plein fouet les conséquences de la crise que ce soit en termes d’emploi, de conditions de vie et de respect des droits fondamentaux.
Après le 29 janvier et le 19 mars, ce 1er mai 2009 revêt un caractère exceptionnel et nécessite la mobilisation de tous, pour faire entendre notre voix.
Avec la CFDT, encore plus nombreux pour encore plus de résultats !
05 avril 2009
Faire du 1er Mai un nouveau temps fort de mobilisation
Communiqué de presse de l'Intersyndicale CFDT-CFTC-CFE/CGC-CGT-FO-FSU-Solidaires-UNSA
L’augmentation du nombre de chômeurs, la baisse significative de la consommation, l’incertitude grandissante sur l’activité des entreprises témoignent de la gravité de la crise qui frappe un nombre croissant de salariés sans que nul ne puisse aujourd’hui en prédire la durée.
Les mobilisations viennent d’obliger le gouvernement à agir sur les stock-options et les rémunérations exceptionnelles des dirigeants d’entreprise lorsque ces dernières ont reçu des aides publiques directes. Sur la question de la redistribution des richesses produites, le décret annoncé bien qu’insuffisant est un début de remise en cause du système actuel. Elle laisse cependant de côté l’essentiel des revendications du 5 janvier 2009 portées par les mobilisations du 29 janvier et du 19 mars 2009.
Gouvernement et patronat doivent rapidement mettre en œuvre les mesures déjà prises et engager les négociations et les concertations pour répondre à l’ensemble des revendications.
C’est pourquoi, dans la suite des journées du 29 janvier et du 19 mars et dans ce contexte exceptionnel, les organisations syndicales s’entendent pour faire du 1er Mai un nouveau temps fort de mobilisation pour peser sur le gouvernement et le patronat. Elles appellent leurs organisations locales à rechercher les modalités appropriées pour réussir cette journée de revendication syndicale en tenant compte des situations locales.
Pour préparer le 1er Mai, elles conviennent de faire du mois d’avril un mois de mobilisations ponctué d’initiatives visant à soutenir les actions engagées et à organiser les solidarités.
En fonction des réponses du gouvernement et du patronat, les organisations syndicales débattront lors de leur prochaine rencontre des nouvelles initiatives (grève interprofessionnelle, manifestations, mobilisations un samedi…)
Une prochaine réunion est d’ores et déjà fixée au 27 avril.
12 mars 2009
Crise, relance sociale : la CFDT appelle à se mobiliser le 19 mars 2009
Les 90 000 demandeurs d’emploi supplémentaires en janvier montrent l’ampleur de la crise et rendent encore plus urgente une action vigoureuse pour l’emploi par un changement de cap économique et social.
Avec la CFDT, la forte mobilisation du 29 janvier a déjà permis une inflexion dans la politique gouvernementale dans un sens plus favorable aux salariés avec :
• la création d’un fonds d’investissement social pour conforter les emplois d’aujourd’hui et de demain par des moyens mis à disposition en matière de formation ;
• l’indemnisation du chômage partiel à 75 % du salaire (90 % du net) ;
• une prime exceptionnelle de 500 euros pour les demandeurs d’emploi justifiant entre deux et quatre mois de travail, près de 100 000 jeunes vont bénéficier de cette mesure ;
• la suppression des deux derniers tiers de l’impôt sur le revenu touchant six millions de foyers fiscaux.
Pour un véritable changement de cap
Ces avancées ne sont cependant pas à la hauteur : le gouvernement doit amplifier les mesures qu’il a déjà prises, et les entreprises doivent prendre leurs responsabilités vis-à-vis des salariés tout en tirant les leçons des dérives financières qui ont conduit à cette crise.
Pour la CFDT, il faut changer de cap.
Changer de cap pour l’emploi en utilisant toutes les solutions négociées possibles pour maintenir les salariés dans l’emploi et éviter les licenciements.
Changer de cap pour permettre à tous les salariés touchés par le chômage ou une baisse d’activité de se former. C’est un plus pour l’avenir professionnel des salariés. C’est un plus pour l’économie et les entreprises.
Changer de cap pour financer le fonds d’investissement social à la hauteur des besoins. Ainsi, la CFDT demande la suspension du « bouclier fiscal » et de la suppression des charges sur les heures supplémentaires.
Changer de cap sur l’emploi dans la fonction publique en gelant les suppressions d’emplois.
Changer de cap pour maintenir le pouvoir d’achat et réduire les inégalités.
Changer de cap pour exiger des contreparties aux allégements de charges consenties aux entreprises en matière de salaires et d’emploi.
Changer de cap pour revenir à des rémunérations décentes des grands dirigeants d’entreprise.
Changer de cap pour un pouvoir réel des représentants des salariés dans les décisions stratégiques des entreprises, notamment en matière d’emploi et de répartition des richesses.
Le 19 mars, faisons pression et exigeons ensemble du gouvernement et du patronat :
● des réponses concrètes et immédiates pour aider les salariés, notamment les plus modestes, à traverser cette crise ;
● des réponses de fond qui permettent d’éviter les dérives financières et les injustices que nous avons connues depuis trop d’années ;
● des réponses de fond qui nous permettent de sortir de cette crise plus solidaires.
AVEC LA CFDT, SOYONS ENCORE PLUS NOMBREUX LE 19 MARS !
27 janvier 2009
Tous mobilisés pour une relance sociale
Manifestation intersyndicale régionale du 29 janvier 2009
A l'appel des confédérations CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA
Départ : 14h00 de Bastille
Trajet : Bastille-République-Opéra
La situation de crise, que bon nombre de salariés francilien subissent, est intolérable. Aujourd’hui ce sont les plus précaires (les intérimaires et les CDD) qui sont les plus percutés. Des plans de sauvegarde de l’emploi sont malheureusement en cours dans certains secteurs de l’industrie automobile, chimique ou pharmaceutique, de l’immobilier, des services, des banques…
Cette première crise financière et économique n’est pas que conjoncturelle : elle est le signal de l’épuisement des effets positifs du modèle de développement basé sur l’économie de surendettement (modèle américain, copié par les pays émergents).
Les solutions doivent être cherchées à trois niveaux intimement liés :
- des mesures d’urgence pour venir en aide aux salariés, entreprises et territoires les plus directement exposés au risque,
- des mesures de consolidation pour encourager les acteurs à développer la coordination et la structuration des actions de moyen terme,
- des mesures pour accélérer la marche vers un nouveau modèle de développement
16 janvier 2009
La CFDT appelle les salariés des banques à se mobiliser le 29 janvier 2009
Les crises économiques et financières touchent durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Les organisations syndicales appellent tous les salariés à se mobiliser le 29 janvier.
Les salariés des banques sont en première ligne pour ressentir les effets de la crise : inquiétude sur la pérennité de leurs entreprises, accélération des restructurations, relations difficiles avec la clientèle.
Leurs conditions de vie et de travail sont mises à rude épreuve.
La CFDT appelle les entreprises et l’État à mettre en place des mesures concrètes.
Donner la priorité au maintien de l’emploi
Dans les banques, les réorganisations consécutives à la crise génèrent déjà des plans sociaux (Calyon, Natixis…). Des entreprises utilisent la crise pour annoncer des réductions d’effectifs (Caisses d’épargne…). De nombreux salariés s’inquiètent quant à la pérennité de leur entreprise (Dexia, Fortis…).
La CFDT a interpellé les responsables de nos professions et le ministère des finances pour exiger que l’emploi des salariés soit préservé.
Réduire les inégalités salariales
De nouvelles politiques de rémunération doivent être mises en oeuvre, pour réduire les inégalités salariales insupportables dans nos professions, pour prioriser le salaire direct aux autres formes de rémunération et pour diversifier les portefeuilles d’épargne salariale durement affectés par la crise.
Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat
De nombreux économistes reconnaissent aujourd’hui que l’insuffisance des politiques de rémunération a conduit de nombreux salariés à s’endetter pour pouvoir maintenir leur niveau de vie. Une politique de relance économique efficace ne peut passer aujourd’hui que par une action forte sur les salaires, notamment ceux des salariés les moins bien payés et des classes moyennes.
Pour la CFDT, il est donc urgent que l’Union Européenne coordonne des politiques de relance par la consommation en améliorant le pouvoir d’achat et la protection sociale.
Réglementer la sphère financière internationale
Dès septembre 2007, la CFDT banques a publié ses propositions en matière de régulation financière pour l’harmonisation des règles fiscales et sociales en Europe, pour un contrôle international des innovations financières, une réglementation des agences de notation et aussi pour rendre illégaux les paradis fiscaux. La CFDT dénonce le refus de la profession de s’engager dans cette lutte et demande aux autorités européennes d’intervenir rapidement sur ce dossier.
L’objectif est d’aboutir à une finance au service de l’économie réelle, d’une croissance durable et équitable.
La CFDT appelle les salariés des banques et établissements financiers à se mobiliser le 29 Janvier 2009
La CFDT Banques appelle les salariés à faire grève le 29 janvier et à participer aux manifestations


