CFDT CORTAL CONSORS

Le blog de la section CFDT de Cortal Consors, filiale du groupe BNP-Paribas

10 juin 2009

Manifestation intersyndicale du 13 juin : les salariés doivent se faire entendre

M5691374204010350432Face à la crise, les salariés attendent du patronat et du gouvernement des réponses concrètes aux problèmes qu’ils rencontrent.

La CFDT fait des propositions en termes d'emploi, de salaires, pour plus de justice sociale et pour préparer l'avenir.

ü Former plutôt que licencier : tout faire pour maintenir les salariés dans les entreprises, en utilisant les périodes de sous-activité pour les former et les qualifier davantage.

ü Favoriser l’accès au chômage partiel dans toutes les entreprises confrontées aux baisses d’activité.

ü Tout faire pour donner aux jeunes un emploi et des perspectives de carrière.

ü Arrêter les suppressions aveugles de postes dans la fonction publique.

ü Suspendre la défiscalisation des heures supplémentaires qui aggravent encore plus la situation de l’emploi et pénalise les salariés les plus précaires (intérim, CDD…).  

ü Permettre une répartition plus équitable des richesses :

             - par des salaires qui garantissent le maintien du pouvoir d’achat et reconnaissent réellement les compétences et le déroulement de carrière des salariés,

             - par une meilleure répartition des richesses produites par les salariés entre les entreprises donneuses d’ordre et leurs sous-traitants,

             - par une plus grande transparence des rémunérations des chefs d’entreprise pour limiter les avantages exorbitants obtenus par certains dirigeants.

ü Suspendre le bouclier fiscal et créer une nouvelle tranche d’impôts sur les hauts revenus. Ces mesures permettraient aussi de financer les différentes actions en faveur de l’emploi et des jeunes.

ü Permettre aux salariés et leurs représentants de peser sur les choix des entreprises en matière de stratégie économique et de répartition des richesses. Les entreprises qui reçoivent de l’argent public devraient aussi rendre des comptes.

ü S’engager avec les autres pays de l’Union dans la mise en œuvre de plans européens en faveur des secteurs qui feront les emplois de demain : l’énergie, les transports, le développement durable.

Sur toutes ces questions, c’est maintenant qu’il faut agir Pour se faire entendre et obtenir un véritable changement de cap, toutes et tous dans la rue le samedi 13 juin 2009

La CFDT appelle les salariés à participer nombreux à la manifestation interprofessionnelle régionale du samedi 13 juin

Parcours : Bastille - Montparnasse

Départ à 14h00



28 avril 2009

Mobilisés pour un 1er mai historique

M778820354796371889Pour la première fois depuis la Libération, l’ensemble des organisations syndicales défileront ensemble le 1er mai. Après les mobilisations exceptionnelles des 29 janvier et 19 mars, ce jour historique doit marquer la détermination des salariés à obtenir de nouvelles avancées sociales.

Cette année, le 1er mai prend majeure : la crise économique et financière a bouleversé le monde entier et renversé la vie de millions d’hommes et de femmes. Il est nécessaire, pour reprendre les termes de l’intersyndicale, que chacun, en manifestant, marque sa    « solidarité avec l’ensemble des salariés, en Europe et dans le monde, également percutés par la crise ». Ce 1er mai doit permettre à tous les salariés des banques, malmenés par des conditions de travail toujours plus difficiles et l’image dégradée de leur métier, de faire entendre leur voix.

Préserver l’emploi

Alors que les restructurations s’accélèrent dans le secteur bancaire, la fédération des banques appelle donc chacun à se mobiliser pour la préservation de l’emploi et du pouvoir d’achat. Les salariés de le banque ne doivent pas faire les frais des errements de leurs directions : celles-ci ont pris des risques inconsidérés et en font maintenant payer le prix à leurs salariés comme à l’ensemble des contribuables. Les inégalités entre les salaires augmentent et la question de l’échelle des rémunérations doit enfin être posée.

Halte aux bonus !

Les salariés des banques doivent exiger en ce 1er mai la fin des bonus délirants. Il est temps d’en finir avec les déclarations de bonnes intentions des dirigeants bancaires, toujours prêts à gonfler leur portefeuille de stock-options et d’indécents bonus, tout en déployant de sévères plans d’économies  synonymes de suppressions d’emplois. Ce contrôle ferme des bonus doit aller de pair avec la suppression du bouclier fiscal : la CFDT considère en effet que bénéficier d’allègements fiscaux sur des primes obtenues au prix de risques incontrôlés, de la part d’établissements soutenus par l’État, est totalement indécent.

Améliorer les conditions de travail

Ce 1er mai doit aussi être l’occasion de rappeler que le travail ne doit pas rimer avec souffrance. La crise économique et financière actuelle angoisse la clientèle : son pouvoir d’achat est fragilisé et, ulcérée par les pratiques indignes des dirigeants des grands groupes bancaires, elle peut faire preuve d’incivilité envers les salariés des banques, déjà mis sous pression par leur direction. C’est en se montrant solidaires les uns les autres, avec tous les salariés de France, d’Europe, et des pays les plus défavorisés que nous parviendrons à un monde plus juste. Cela implique une meilleure régulation des marchés et une lutte efficace contre les paradis fiscaux.

Le 1er mai, nous comptons sur vous pour faire de cette journée exceptionnelle un grand événement social et revendicatif !

19 avril 2009

Journée du 1er mai : faire entendre notre voix

M3051800248820150460La crise est là et elle frappe durement tous les salariés et particulièrement les jeunes en France, en Europe et dans le monde entier.

Les réponses des gouvernements et des entreprises ne sont pas à la hauteur des enjeux :

• Même si le dernier sommet du G20 a ouvert des pistes intéressantes pour faire face à la crise, elles doivent maintenant se traduire en mesures concrètes.

• L’absence de politique réellement coordonnée au niveau européen est un handicap qui pèse lourdement sur la situation économique de notre continent.

• La réponse française n’est pas à la hauteur des difficultés que traverse notre pays.

• Pas plus qu’elle n’est à la hauteur des enjeux et des exigences des salariés, que ce soit en termes d’emploi dans les secteurs public et privé, ou de justice sociale.

• Trop d’entreprises continuent à avoir des comportements inadmissibles et profitent de la crise pour procéder à des restructurations en utilisant l’emploi comme variable d’ajustement.

Dans ce contexte, la CFDT agit et obtient des résultats :

• la création du Fonds d’investissement social (Fiso) pour améliorer immédiatement la situation des salariés les plus touchés et mieux préparer leur avenir par des formations qualifiantes,

• la prime de 500 euros pour les 100 000 demandeurs d’emploi justifiant entre deux et quatre mois de travail et la suppression des deux tiers de l’impôt sur le revenu touchant six millions de foyers fiscaux,

• l’amélioration de la prise en charge du chômage partiel notamment pour les salariés à temps partiel.

Ces premiers résultats viennent compléter les avancées obtenues avec les accords « modernisation du marché du travail », « gestion prévisionnelle des emplois et des compétences », « formation professionnelle », « indemnisation du chômage » et « chômage partiel » signés par la CFDT.

Mais pour la CFDT, il faut aller plus vite et plus loin :

• pour le renforcement des compétences par la formation et le maintien du maximum de salariés dans l’entreprise grâce au Fonds d’investissement social ;

• pour le gel des suppressions de postes dans la fonction publique ;

• pour des mesures spécifiques en faveur des jeunes ;

• pour la suspension du bouclier fiscal et la défiscalisation des heures supplémentaires.

Un 1er mai de solidarité internationale et de mobilisation :

Le 1er mai est plus que jamais l’occasion d’exprimer notre solidarité envers les salariés des pays les plus défavorisés. Car ils subissent de plein fouet les conséquences de la crise que ce soit en termes d’emploi, de conditions de vie et de respect des droits fondamentaux.

Après le 29 janvier et le 19 mars, ce 1er mai 2009 revêt un caractère exceptionnel et nécessite la mobilisation de tous, pour faire entendre notre voix.

Avec la CFDT, encore plus nombreux pour encore plus de résultats !

05 avril 2009

Faire du 1er Mai un nouveau temps fort de mobilisation

Communiqué de presse de l'Intersyndicale CFDT-CFTC-CFE/CGC-CGT-FO-FSU-Solidaires-UNSA

L’augmentation du nombre de chômeurs, la baisse significative de la consommation, l’incertitude grandissante sur l’activité des entreprises témoignent de la gravité de la crise qui frappe un nombre croissant de salariés sans que nul ne puisse aujourd’hui en prédire la durée.

Les mobilisations viennent d’obliger le gouvernement à agir sur les stock-options et les rémunérations exceptionnelles des dirigeants d’entreprise lorsque ces dernières ont reçu des aides publiques directes. Sur la question de la redistribution des richesses produites, le décret annoncé bien qu’insuffisant est un début de remise en cause du système actuel. Elle laisse cependant de côté l’essentiel des revendications du 5 janvier 2009 portées par les mobilisations du 29 janvier et du 19 mars 2009.

Gouvernement et patronat doivent rapidement  mettre en œuvre les mesures déjà prises et engager les négociations et les concertations pour répondre à l’ensemble des revendications.

C’est pourquoi, dans la suite des journées du 29 janvier et du 19 mars et dans ce contexte exceptionnel, les organisations syndicales s’entendent pour faire du 1er Mai un nouveau temps fort de mobilisation pour peser sur le gouvernement et le patronat. Elles appellent leurs organisations locales à rechercher les modalités appropriées pour réussir cette journée de revendication syndicale en tenant compte des situations locales.

Pour préparer le 1er Mai, elles conviennent de faire du mois d’avril un mois de mobilisations ponctué d’initiatives visant à soutenir les actions engagées et à organiser les solidarités.

En fonction des réponses du gouvernement et du patronat, les organisations syndicales débattront lors de leur prochaine rencontre des nouvelles initiatives (grève interprofessionnelle, manifestations, mobilisations un samedi…)

Une prochaine réunion est d’ores et déjà fixée au 27 avril.

12 mars 2009

Crise, relance sociale : la CFDT appelle à se mobiliser le 19 mars 2009

M3738648581167141881Les 90 000 demandeurs d’emploi supplémentaires en janvier montrent l’ampleur de la crise et rendent encore plus urgente une action vigoureuse pour l’emploi par un changement de cap économique et social.

Avec la CFDT, la forte mobilisation du 29 janvier a déjà permis une inflexion dans la politique gouvernementale dans un sens plus favorable aux salariés avec :

• la création d’un fonds d’investissement social pour conforter les emplois d’aujourd’hui et de demain par des moyens mis à disposition en matière de formation ;

• l’indemnisation du chômage partiel à 75 % du salaire (90 % du net) ;

• une prime exceptionnelle de 500 euros pour les demandeurs d’emploi justifiant entre deux et quatre mois de travail, près de 100 000 jeunes vont bénéficier de cette mesure ;

• la suppression des deux derniers tiers de l’impôt sur le revenu touchant six millions de foyers fiscaux.

Pour un véritable changement de cap

Ces avancées ne sont cependant pas à la hauteur : le gouvernement doit amplifier les mesures qu’il a déjà prises, et les entreprises doivent prendre leurs responsabilités vis-à-vis des salariés tout en tirant les leçons des dérives financières qui ont conduit à cette crise.

Pour la CFDT, il faut changer de cap.

Changer de cap pour l’emploi en utilisant toutes les solutions négociées possibles pour maintenir les salariés dans l’emploi et éviter les licenciements.

Changer de cap pour permettre à tous les salariés touchés par le chômage ou une baisse d’activité de se former. C’est un plus pour l’avenir professionnel des salariés. C’est un plus pour l’économie et les entreprises.

Changer de cap pour financer le fonds d’investissement social à la hauteur des besoins. Ainsi, la CFDT demande la suspension du « bouclier fiscal » et de la suppression des charges sur les heures supplémentaires.

Changer de cap sur l’emploi dans la fonction publique en gelant les suppressions d’emplois.

Changer de cap pour maintenir le pouvoir d’achat et réduire les inégalités.

Changer de cap pour exiger des contreparties aux allégements de charges consenties aux entreprises en matière de salaires et d’emploi.

Changer de cap pour revenir à des rémunérations décentes des grands dirigeants d’entreprise.

Changer de cap pour un pouvoir réel des représentants des salariés dans les décisions stratégiques des entreprises, notamment en matière d’emploi et de répartition des richesses.

Le 19 mars, faisons pression et exigeons ensemble du gouvernement et du patronat :

● des réponses concrètes et immédiates pour aider les salariés, notamment les plus modestes, à traverser cette crise ;

● des réponses de fond qui permettent d’éviter les dérives financières et les injustices que nous avons connues depuis trop d’années ;

● des réponses de fond qui nous permettent de sortir de cette crise plus solidaires.

AVEC LA CFDT, SOYONS ENCORE PLUS NOMBREUX LE 19 MARS !

Posté par chrieuze à 17:39 - Syndicalisme - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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27 janvier 2009

Tous mobilisés pour une relance sociale

M7095976756409553430Manifestation intersyndicale régionale du 29 janvier 2009
A l'appel des confédérations CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA
Départ : 14h00 de Bastille
Trajet : Bastille-République-Opéra

La situation de crise, que bon nombre de salariés francilien subissent, est intolérable. Aujourd’hui ce sont les plus précaires (les intérimaires et les CDD) qui sont les plus percutés. Des plans de sauvegarde de l’emploi sont malheureusement en cours dans certains secteurs de l’industrie automobile, chimique ou pharmaceutique, de l’immobilier, des services, des banques…
Cette première crise financière et économique n’est pas que conjoncturelle : elle est le signal de l’épuisement des effets positifs du modèle de développement basé sur l’économie de surendettement (modèle américain, copié par les pays émergents).

Les solutions doivent être cherchées à trois niveaux intimement liés :
- des mesures d’urgence pour venir en aide aux salariés, entreprises et territoires les plus directement exposés au risque,
- des mesures de consolidation pour encourager les acteurs à développer la coordination et la structuration des actions de moyen terme,
- des mesures pour accélérer la marche vers un nouveau modèle de développement

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