10 juin 2009
Manifestation intersyndicale du 13 juin : les salariés doivent se faire entendre
Face à la crise, les salariés attendent du patronat et du gouvernement des réponses concrètes aux problèmes qu’ils rencontrent.
La CFDT fait des propositions en termes d'emploi, de salaires, pour plus de justice sociale et pour préparer l'avenir.
ü Former plutôt que licencier : tout faire pour maintenir les salariés dans les entreprises, en utilisant les périodes de sous-activité pour les former et les qualifier davantage.
ü Favoriser l’accès au chômage partiel dans toutes les entreprises confrontées aux baisses d’activité.
ü Tout faire pour donner aux jeunes un emploi et des perspectives de carrière.
ü Arrêter les suppressions aveugles de postes dans la fonction publique.
ü Suspendre la défiscalisation des heures supplémentaires qui aggravent encore plus la situation de l’emploi et pénalise les salariés les plus précaires (intérim, CDD…).
ü Permettre une répartition plus équitable des richesses :
- par des salaires qui garantissent le maintien du pouvoir d’achat et reconnaissent réellement les compétences et le déroulement de carrière des salariés,
- par une meilleure répartition des richesses produites par les salariés entre les entreprises donneuses d’ordre et leurs sous-traitants,
- par une plus grande transparence des rémunérations des chefs d’entreprise pour limiter les avantages exorbitants obtenus par certains dirigeants.
ü Suspendre le bouclier fiscal et créer une nouvelle tranche d’impôts sur les hauts revenus. Ces mesures permettraient aussi de financer les différentes actions en faveur de l’emploi et des jeunes.
ü Permettre aux salariés et leurs représentants de peser sur les choix des entreprises en matière de stratégie économique et de répartition des richesses. Les entreprises qui reçoivent de l’argent public devraient aussi rendre des comptes.
ü S’engager avec les autres pays de l’Union dans la mise en œuvre de plans européens en faveur des secteurs qui feront les emplois de demain : l’énergie, les transports, le développement durable.
Sur toutes ces questions, c’est maintenant qu’il faut agir Pour se faire entendre et obtenir un véritable changement de cap, toutes et tous dans la rue le samedi 13 juin 2009
La CFDT appelle les salariés à participer nombreux à la manifestation interprofessionnelle régionale du samedi 13 juin
Parcours : Bastille - Montparnasse
Départ à 14h00
18 mai 2009
Ordre du jour du CE extraordinaire du 19 mai 2009
Le comité d'entreprise se réunira exceptionnellement le mardi 19 mai à partir de 14h30 pour évoquer les deux sujets suivants :
- Consultation sur les avenants à l'accord d'entreprise sur les 35 heures concernant les forfaits jours et les horaires des villages,
- Réponses aux questions et clarification de certains d'organisation sur le rapprochement DAC/Partenariat
Sur le 1er point, la CFDT donnera un avis favorable car les nouveaux accord restreignent de manière importante l'utilisation du forfait qui reste un outil de déréglementation de la durée du travail. De plus, il permettent également de mieux clarifier l'organisation des villages qui reposera sur un horaire collectif.
En ce qui concerne le rapprochement de la DAC et du Partenariat, notre priorité est d'obtenir de plus amples informations sur les impacts de la nouvelle structure sur l'emploi et les conditions d'emploi. Il est important de souligner que cette restructurations, déjà envisagée par le passé, a pour principal objectif de réduire les coûts grâce à une mutualisation des moyens.
La CFDT sera particulièrement vigilante afin que cette opération ne se fasse pas au détriment de l'emploi et des salariés
28 avril 2009
Mobilisés pour un 1er mai historique

Pour la première fois depuis la Libération, l’ensemble des organisations syndicales défileront ensemble le 1er mai. Après les mobilisations exceptionnelles des 29 janvier et 19 mars, ce jour historique doit marquer la détermination des salariés à obtenir de nouvelles avancées sociales.
Cette année, le 1er mai prend majeure : la crise économique et financière a bouleversé le monde entier et renversé la vie de millions d’hommes et de femmes. Il est nécessaire, pour reprendre les termes de l’intersyndicale, que chacun, en manifestant, marque sa « solidarité avec l’ensemble des salariés, en Europe et dans le monde, également percutés par la crise ». Ce 1er mai doit permettre à tous les salariés des banques, malmenés par des conditions de travail toujours plus difficiles et l’image dégradée de leur métier, de faire entendre leur voix.
Préserver l’emploi
Alors que les restructurations s’accélèrent dans le secteur bancaire, la fédération des banques appelle donc chacun à se mobiliser pour la préservation de l’emploi et du pouvoir d’achat. Les salariés de le banque ne doivent pas faire les frais des errements de leurs directions : celles-ci ont pris des risques inconsidérés et en font maintenant payer le prix à leurs salariés comme à l’ensemble des contribuables. Les inégalités entre les salaires augmentent et la question de l’échelle des rémunérations doit enfin être posée.
Halte aux bonus !
Les salariés des banques doivent exiger en ce 1er mai la fin des bonus délirants. Il est temps d’en finir avec les déclarations de bonnes intentions des dirigeants bancaires, toujours prêts à gonfler leur portefeuille de stock-options et d’indécents bonus, tout en déployant de sévères plans d’économies synonymes de suppressions d’emplois. Ce contrôle ferme des bonus doit aller de pair avec la suppression du bouclier fiscal : la CFDT considère en effet que bénéficier d’allègements fiscaux sur des primes obtenues au prix de risques incontrôlés, de la part d’établissements soutenus par l’État, est totalement indécent.
Améliorer les conditions de travail
Ce 1er mai doit aussi être l’occasion de rappeler que le travail ne doit pas rimer avec souffrance. La crise économique et financière actuelle angoisse la clientèle : son pouvoir d’achat est fragilisé et, ulcérée par les pratiques indignes des dirigeants des grands groupes bancaires, elle peut faire preuve d’incivilité envers les salariés des banques, déjà mis sous pression par leur direction. C’est en se montrant solidaires les uns les autres, avec tous les salariés de France, d’Europe, et des pays les plus défavorisés que nous parviendrons à un monde plus juste. Cela implique une meilleure régulation des marchés et une lutte efficace contre les paradis fiscaux.
Le 1er mai, nous comptons sur vous pour faire de cette journée exceptionnelle un grand événement social et revendicatif !
19 avril 2009
Journée du 1er mai : faire entendre notre voix
La crise est là et elle frappe durement tous les salariés et particulièrement les jeunes en France, en Europe et dans le monde entier.
Les réponses des gouvernements et des entreprises ne sont pas à la hauteur des enjeux :
• Même si le dernier sommet du G20 a ouvert des pistes intéressantes pour faire face à la crise, elles doivent maintenant se traduire en mesures concrètes.
• L’absence de politique réellement coordonnée au niveau européen est un handicap qui pèse lourdement sur la situation économique de notre continent.
• La réponse française n’est pas à la hauteur des difficultés que traverse notre pays.
• Pas plus qu’elle n’est à la hauteur des enjeux et des exigences des salariés, que ce soit en termes d’emploi dans les secteurs public et privé, ou de justice sociale.
• Trop d’entreprises continuent à avoir des comportements inadmissibles et profitent de la crise pour procéder à des restructurations en utilisant l’emploi comme variable d’ajustement.
Dans ce contexte, la CFDT agit et obtient des résultats :
• la création du Fonds d’investissement social (Fiso) pour améliorer immédiatement la situation des salariés les plus touchés et mieux préparer leur avenir par des formations qualifiantes,
• la prime de 500 euros pour les 100 000 demandeurs d’emploi justifiant entre deux et quatre mois de travail et la suppression des deux tiers de l’impôt sur le revenu touchant six millions de foyers fiscaux,
• l’amélioration de la prise en charge du chômage partiel notamment pour les salariés à temps partiel.
Ces premiers résultats viennent compléter les avancées obtenues avec les accords « modernisation du marché du travail », « gestion prévisionnelle des emplois et des compétences », « formation professionnelle », « indemnisation du chômage » et « chômage partiel » signés par la CFDT.
Mais pour la CFDT, il faut aller plus vite et plus loin :
• pour le renforcement des compétences par la formation et le maintien du maximum de salariés dans l’entreprise grâce au Fonds d’investissement social ;
• pour le gel des suppressions de postes dans la fonction publique ;
• pour des mesures spécifiques en faveur des jeunes ;
• pour la suspension du bouclier fiscal et la défiscalisation des heures supplémentaires.
Un 1er mai de solidarité internationale et de mobilisation :
Le 1er mai est plus que jamais l’occasion d’exprimer notre solidarité envers les salariés des pays les plus défavorisés. Car ils subissent de plein fouet les conséquences de la crise que ce soit en termes d’emploi, de conditions de vie et de respect des droits fondamentaux.
Après le 29 janvier et le 19 mars, ce 1er mai 2009 revêt un caractère exceptionnel et nécessite la mobilisation de tous, pour faire entendre notre voix.
Avec la CFDT, encore plus nombreux pour encore plus de résultats !
09 avril 2009
Un agenda pour faire avancer le dialogue social
Quand on fait le bilan du dialogue social chez Cortal Consors, on constate qu’il s’est dégradé surtout depuis un an.
C’est ainsi que nous avons assisté lors des négociations salariales 2008 à la 1ère grève de l’histoire de Cortal Consors. Les élus du CE ont refusé à l’unanimité de donner à un avis favorable à un projet de la direction autorisant certains villages de tester l’ouverture le samedi.
La tension entre la direction et certaines organisations syndicales, dont la CFDT, a atteint son paroxysme lors des négociations salariales 2009. Les discussions ont été à certains moments plus vives que d’habitude suite notamment à la décision de la direction de refuser l’accès de l’auditorium aux organisations syndicales afin d’informer les salariés sur les négociations. A la fin des discussions, nous étions face à une fracture entre la direction et certains syndicats (sauf la CFTC qui avait quitté l’intersyndicale pour signer en solo l’accord de la direction).
La CFDT, avec FO et le SNB/CGC, a rencontré Olivier Legrand, Benoit Gommard et Michèle Chiron pour rechercher à relancer les relations sociales dans l’intérêt des salariés et de l’entreprise. Nous avons débattus sur l’intérêt de trouver des compromis concrétisant des avancées dans le cadre d’un dialogue social de qualité. La réunion a débouché sur une volonté commune de faire la liste des thèmes à négocier et ainsi favoriser le dialogue social. L’objectif était donc de déterminer un véritable agenda social sur des sujets intéressant à la fois la direction et les syndicats. C’était une vieille demande de la CFDT qui voulait depuis longtemps listé tous les sujets à négocier pour ensuite établir un calendrier. Il faut dire que la liste est longue.
Suite à cette réunion, les partenaires sociaux ont fixé l’agenda suivant pour le 1er semestre :
- Forfait cadre et organisation des villages (avril 2009) : Cortal Consors a mis en place et généralisé les forfaits suite aux négociations. Nous sommes parvenus à restreindre leur application chez Cortal Consors à certains cadres ayant des responsabilités hiérarchiques et aux commerciaux des villages considérés à l’époque comme itinérants. Il s’agit aujourd’hui de faire le point sur ces règles, de les clarifier et de les adapter au fonctionnement actuel de l’entreprise. C’est l’occasion pour la CFDT de négocier des règles en l’absence d’un accord collectif national ou de branche.
Cette négociation doit s’accompagner d’une refonte de l’organisation des villages qui ne repose plus sur une approche patrimoniale des clients. Ils sont devenus de véritables plateformes téléphoniques décentralisés dont la priorité est de répondre à la clientèle et de prendre des rendez-vous sur place. Cela répond à un e demande forte de la CFDT car le forfait n’est plus adapté aux exigences actuelles.
- Indemnités de départ en retraite (mai 2009) : suite à la reprise de plusieurs activités extérieures, Cortal Consors a vu la moyenne d’âge de ses effectifs augmenter. Par conséquent, les questions de retraite sont devenues plus importantes que par le passé. C’est ainsi que les représentants du personnel ont été à plusieurs reprises interpellés sur les indemnités de départ en retraite. Dans son accord d’entreprise, Cortal Consors n’a fait que reprendre à l’identique les règles édictées par la convention collective des banques AFB qui date de 2000. Les partenaires sociaux ont donc jugé nécessaire de revoir ce système avec la volonté pour la CFDT de les revaloriser et d’améliorer l’information des salariés.
- Insertions des personnes handicapées (juin 2009) : la loi du 11 février 2005 oblige les entreprises de plus de 20 salariés à employer des personnes handicapés à hauteur de 6 % de l’effectif total salarié. Si ce n’est pas le cas, l’entreprise doit s’acquitter d’une taxe versée à l’AGEFIPH (Association de Gestion des Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées), un organisme paritaire chargé de promouvoir l’insertion des personnes handicapées dans le marché du travail.
Ces dispositions ont pour objectif de lutter contre les discriminations qui touchent les handicapés et qui font que leur taux de chômage est très nettement supérieur à celui des personnes valides. Quand on connaît le fort pouvoir d’intégration que peut exercer le fait d’avoir un travail, on comprend la nécessité d’agir pour que les entreprises s’ouvrent beaucoup plus.
Jusqu’à présent, Cortal Consors se contentait de confier certaines tâches à des ateliers protégés et de payer sa contribution à l’AGEFIPH. Or, le gouvernement Raffarin a décidé d’augmenter cette taxe incitant l’entreprise à trouver des solutions pour tenter d’améliorer son taux d’emploi de personnes handicapées. C’est ainsi que des négociations se sont ouvertes en 2008 mais qui ont été malheureusement interrompues à cause de la mise en place du projet d’externalisation du service Titres. Elles reprendront en juin prochain
D’autres sujets ont été abordés comme la GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences) qui doit faire l’objet d’une négociation dans le cadre de la loi de cohésion social du 18 janvier 2005. L’objectif est de mettre en place un plan sur 3 ans permettant aux entreprises de mieux anticiper leurs futures mutations et leurs impacts sur les conditions d’emploi. Un accord sur la GPEC nécessite d’intégrer plusieurs thématiques comme la connaissance des emplois, la formation professionnelle, la mobilité, l’emploi des seniors.
Devant la complexité du dossier et étant donné l’état du calendrier, les partenaires sociaux de Cortal Consors ont décidé de reporter les négociations au 2ème semestre 2009. Il a été convenu de se consacrer d’abord à la formation des protagonistes en faisant intervenir, suite à une proposition de la CFDT, une spécialiste de l’ANACT (Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail. Les consultants de cet organisme sous tutelle de l’Etat sont disponibles pour assister les entreprises dans leurs actions concernant leur organisation du travail.
La CFDT a fait part également de sa volonté de négocier sur la Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) qui intègre les pratiques sociales et environnementales de l’entreprise par rapport au milieu dans lequel elle évolue. C’est un sujet de plus en plus préoccupant à cause de la crise écologique actuelle (réchauffement climatique, pollution, biodiversité menacée …). La CFDT considère que Cortal Consors, comme l’ensemble des entreprises, ont une responsabilité par rapport à la nécessité de préserver notre planète. Même si son activité bancaire peut avoir moins d’impacts évidents qu’une activité industrielle, le fait de distribuer des produits d’épargne peut aider à modifier certains comportements et favoriser des investissements socialement responsables. Il est positif de noter que Cortal Consors s’est lancé depuis quelques années dans une démarche de développement durable à travers un bilan carbone annuel et des opérations ciblées.
Or, la CFDT considère que l’entreprise peut encore aller plus loin en négociant un accord sur la RSE qui permet de véritablement associer les salariés à un processus qui les intéresse. C’est aussi l’occasion de créer des dispositifs novateurs comme, par exemple, un plan de déplacement qui cherche à optimiser les déplacements des salariés dans le cadre de la lutte nécessaire contre les émissions des gaz à effet de serre.
Ce travail initial ne veut pas dire forcément que nous allons aboutir sur tous les sujets mais permet de nous préparer du mieux possible. Il faut dire aussi que nous ne sommes pas à l’abri d’une actualité qui peut venir perturber nos plans. Ce fut déjà la cas dans le passé et avec une crise qui se prolonge, nous pouvons nous attendre à devoir gérer des restructurations dans l’urgence.
Si cela n’était pas encore évident aux yeux de certains, ce qui nous attend en 2009 fait qu’en tant que militants syndicaux, nous allons être de plus en plus sollicités et rendre encore plus importantes nos responsabilités vis-à-vis des salariés.
05 avril 2009
Faire du 1er Mai un nouveau temps fort de mobilisation
Communiqué de presse de l'Intersyndicale CFDT-CFTC-CFE/CGC-CGT-FO-FSU-Solidaires-UNSA
L’augmentation du nombre de chômeurs, la baisse significative de la consommation, l’incertitude grandissante sur l’activité des entreprises témoignent de la gravité de la crise qui frappe un nombre croissant de salariés sans que nul ne puisse aujourd’hui en prédire la durée.
Les mobilisations viennent d’obliger le gouvernement à agir sur les stock-options et les rémunérations exceptionnelles des dirigeants d’entreprise lorsque ces dernières ont reçu des aides publiques directes. Sur la question de la redistribution des richesses produites, le décret annoncé bien qu’insuffisant est un début de remise en cause du système actuel. Elle laisse cependant de côté l’essentiel des revendications du 5 janvier 2009 portées par les mobilisations du 29 janvier et du 19 mars 2009.
Gouvernement et patronat doivent rapidement mettre en œuvre les mesures déjà prises et engager les négociations et les concertations pour répondre à l’ensemble des revendications.
C’est pourquoi, dans la suite des journées du 29 janvier et du 19 mars et dans ce contexte exceptionnel, les organisations syndicales s’entendent pour faire du 1er Mai un nouveau temps fort de mobilisation pour peser sur le gouvernement et le patronat. Elles appellent leurs organisations locales à rechercher les modalités appropriées pour réussir cette journée de revendication syndicale en tenant compte des situations locales.
Pour préparer le 1er Mai, elles conviennent de faire du mois d’avril un mois de mobilisations ponctué d’initiatives visant à soutenir les actions engagées et à organiser les solidarités.
En fonction des réponses du gouvernement et du patronat, les organisations syndicales débattront lors de leur prochaine rencontre des nouvelles initiatives (grève interprofessionnelle, manifestations, mobilisations un samedi…)
Une prochaine réunion est d’ores et déjà fixée au 27 avril.
12 mars 2009
Crise, relance sociale : la CFDT appelle à se mobiliser le 19 mars 2009
Les 90 000 demandeurs d’emploi supplémentaires en janvier montrent l’ampleur de la crise et rendent encore plus urgente une action vigoureuse pour l’emploi par un changement de cap économique et social.
Avec la CFDT, la forte mobilisation du 29 janvier a déjà permis une inflexion dans la politique gouvernementale dans un sens plus favorable aux salariés avec :
• la création d’un fonds d’investissement social pour conforter les emplois d’aujourd’hui et de demain par des moyens mis à disposition en matière de formation ;
• l’indemnisation du chômage partiel à 75 % du salaire (90 % du net) ;
• une prime exceptionnelle de 500 euros pour les demandeurs d’emploi justifiant entre deux et quatre mois de travail, près de 100 000 jeunes vont bénéficier de cette mesure ;
• la suppression des deux derniers tiers de l’impôt sur le revenu touchant six millions de foyers fiscaux.
Pour un véritable changement de cap
Ces avancées ne sont cependant pas à la hauteur : le gouvernement doit amplifier les mesures qu’il a déjà prises, et les entreprises doivent prendre leurs responsabilités vis-à-vis des salariés tout en tirant les leçons des dérives financières qui ont conduit à cette crise.
Pour la CFDT, il faut changer de cap.
Changer de cap pour l’emploi en utilisant toutes les solutions négociées possibles pour maintenir les salariés dans l’emploi et éviter les licenciements.
Changer de cap pour permettre à tous les salariés touchés par le chômage ou une baisse d’activité de se former. C’est un plus pour l’avenir professionnel des salariés. C’est un plus pour l’économie et les entreprises.
Changer de cap pour financer le fonds d’investissement social à la hauteur des besoins. Ainsi, la CFDT demande la suspension du « bouclier fiscal » et de la suppression des charges sur les heures supplémentaires.
Changer de cap sur l’emploi dans la fonction publique en gelant les suppressions d’emplois.
Changer de cap pour maintenir le pouvoir d’achat et réduire les inégalités.
Changer de cap pour exiger des contreparties aux allégements de charges consenties aux entreprises en matière de salaires et d’emploi.
Changer de cap pour revenir à des rémunérations décentes des grands dirigeants d’entreprise.
Changer de cap pour un pouvoir réel des représentants des salariés dans les décisions stratégiques des entreprises, notamment en matière d’emploi et de répartition des richesses.
Le 19 mars, faisons pression et exigeons ensemble du gouvernement et du patronat :
● des réponses concrètes et immédiates pour aider les salariés, notamment les plus modestes, à traverser cette crise ;
● des réponses de fond qui permettent d’éviter les dérives financières et les injustices que nous avons connues depuis trop d’années ;
● des réponses de fond qui nous permettent de sortir de cette crise plus solidaires.
AVEC LA CFDT, SOYONS ENCORE PLUS NOMBREUX LE 19 MARS !
01 mars 2009
Fusion Caisses d'Epargne-Banques Populaires : quel avenir pour les salariés ?
Dans le cadre de la fusion Caisses d'Epargne-Banques Populaires, la Fédération CFDT des Banques a demandé la tenue d'une réunion avec François Perol qui vient d'être nommé, non sans polémique, à la tête du nouveau groupe bancaire.
La CFDT souhaite à cette occasion l'interroger sur sa stratégie et les perspectives des salariés face à des restructurations prévisibles étant donné le contexte actuel.
Ci-dessous le texte du communiqué :
Fusion des groupes Banque Populaire, Caisse d’Épargne et Natixis :
La CFDT interpelle François Pérol sur l’avenir des salariés
La fusion entre les groupes Banque Populaire, Caisse d’Épargne et Natixis et la nomination d’un ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée à la tête de la nouvelle entité, conduit la fédération CFDT des banques à exposer ses interrogations quant
à la stratégie réelle que sous-tend cette prise de pouvoir de l’État sur les deux banques mutualistes, et ses inquiétudes quant à l’avenir de leurs salariés.
Concernant la nomination de François Pérol, la CFDT pointe un risque, récurrent dans notre pays, de consanguinité entre les pouvoirs publics et les milieux économiques. Comment un haut fonctionnaire peut-il surveiller une entreprise dont il espère qu’elle pourra l’accueillir à un moment ou à un autre ? Et, au final, comment l’État peut-il contrôler un organisme qu’il dirige ?
La CFDT s’interroge quant à la légitimité de l’État à prendre la direction d’un groupe mutualiste. S’agit-il en effet d’une participation temporaire, avec un retrait programmé de l’État à moyen terme, ou d’une participation durable ? Qu’en est-il réellement de la stratégie de l’État ? L’État compte-t-il créer, dans une approche franco-française, un champion bancaire national, maintenu dans son giron ? La CFDT déplore que la question européenne soit absente. Cette approche franco-française ne doit pas exclure une réflexion européenne sur le marché de la banque de détail.
La CFDT a des attentes fortes quant à l’avenir du nouveau groupe :
- Que les dirigeants prennent la mesure du monde mutualiste très décentralisé où les décisions comportent dans une large mesure une dimension très consensuelle ;
- Que les dirigeants assurent l’intégrité et la pérennité de tous les établissements, de Natixis et des réseaux des Banques Populaires et Caisses d’Épargne et rassurent les 120 000 salariés sur l’emploi ;
- Que les dirigeants mettent en oeuvre un dialogue social de qualité au service de l’emploi ;
- Que les dirigeants mettent en place un statut social cohérent et respectueux de l’histoire des groupes fusionnés.
La fédération CFDT des banques demande à rencontrer M. François Pérol afin d’obtenir réponses à toutes ces questions et exige la présence de deux représentants des salariés au conseil de surveillance du groupe
27 janvier 2009
Tous mobilisés pour une relance sociale
Manifestation intersyndicale régionale du 29 janvier 2009
A l'appel des confédérations CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA
Départ : 14h00 de Bastille
Trajet : Bastille-République-Opéra
La situation de crise, que bon nombre de salariés francilien subissent, est intolérable. Aujourd’hui ce sont les plus précaires (les intérimaires et les CDD) qui sont les plus percutés. Des plans de sauvegarde de l’emploi sont malheureusement en cours dans certains secteurs de l’industrie automobile, chimique ou pharmaceutique, de l’immobilier, des services, des banques…
Cette première crise financière et économique n’est pas que conjoncturelle : elle est le signal de l’épuisement des effets positifs du modèle de développement basé sur l’économie de surendettement (modèle américain, copié par les pays émergents).
Les solutions doivent être cherchées à trois niveaux intimement liés :
- des mesures d’urgence pour venir en aide aux salariés, entreprises et territoires les plus directement exposés au risque,
- des mesures de consolidation pour encourager les acteurs à développer la coordination et la structuration des actions de moyen terme,
- des mesures pour accélérer la marche vers un nouveau modèle de développement
06 janvier 2009
La CFDT Cortal Consors souhaite une bonne année
2008 n’est plus, vive 2009 !
Comme il est de coutume à cette époque, la CFDT tient à adresser aux salariés de Cortal Consors et à leurs proches ses meilleurs vœux pour 2009.
Nous espérons que cette nouvelle année apportera joie, santé et bonheur à l’ensemble des collaborateurs.
Il est vrai que 2008 a été une année difficile, marquée par la crise financière qui a pesé sur les résultats de l’entreprise et provoquant des restructurations à travers le projet Schubert. L’année dernière aura aussi été le théâtre du premier conflit social de l’histoire de Cortal Consors avec la journée de grève du 3 juin organisée dans le cadre des négociations salariales.
Cela a permis de mettre en avant un malaise social chez les salariés, un malaise que la CFDT a constamment dénoncé auprès de la direction.
Ce malaise s’est également exprimé au sein de certains collaborateurs des Villages confrontés à une remise en cause du travail pour lequel ils avaient été embauchés.
Devant de tels évènements, beaucoup s’interrogent légitimement sur l’avenir, voire la pérennité de Cortal Consors.
Alors que va nous réserver 2009 ?
Il est clair que les doutes qui sont nés en 2008 vont perdurer étant donné le contexte économique et social qui ne s’améliorera pas du jour au lendemain.
Les dossiers à traiter seront nombreux et appellent à la mobilisation de toutes et de tous : les négociations salariales en janvier, le projet Schubert, l’organisation des villages, la question de l’emploi à travers sa gestion prévisionnelle et l’insertion des personnes handicapées.
Toutes ces questions s’inscrivent dans un environnement marqué par la crise financière qui voit la montée du chômage, la réduction du pouvoir d’achat.
Mars 2009 sera une aussi date importante pour les organisations syndicales avec la tenue des élections DP-CE. La CFDT nourrit l’ambition de progresser encore dans l’intérêt des salariés.
Ce sera aussi l’occasion pour Cortal Consors de mettre en pratique les nouvelles règles de représentativité syndicale basées sur les résultats électoraux.
A regarder de plus près, 2009 sera aussi chargée que 2008 avec l’espoir de voir s’améliorer le quotidien des collaborateurs.
La CFDT tient donc à réitérer son engagement aux côtés des salariés afin que leurs droits soient respectés.
Tous nos vœux pour une nouvelle année qui s’annonce mouvementée


