CFDT CORTAL CONSORS

Le blog de la section CFDT de Cortal Consors, filiale du groupe BNP-Paribas

07 août 2009

En finir avec des pratiques scandaleuses

Communiqué de presse de la Fédération CFDT des Banques suite à l’annonce par la direction de BNP Paribas du versement de bonus pour près d’un milliard d’euros

L’annonce par BNP Paribas de la distribution d’un milliard d’euros de bonus, essentiellement dans les activités de banque de marché, choque profondément les salariés de la profession dont la CFDT de se fait l’écho.

Les banques françaises sont toujours redevables à l’État et au contribuable de milliards d’euros sous forme de prêts ou de garanties. Les effectifs des banques françaises ont baissé de près de 2% en 2008 et le rythme des suppressions d’emploi s’amplifie avec des restructurations dans quasiment tous les groupes bancaires français.

Dans ce contexte, la CFDT condamne la reprise de la pratique de bonus exorbitants. La CFDTs’inquiète du retour dans les salles de marché de pratiques à risques et s’interroge en particulier sur la part prise dans ces opérations par les activités pour compte propre des banques.

Pour la CFDT, ce qui se passe en France comme à l’international est la démonstration que le code de bonne conduite proposé par les banques françaises et les orientations du G20 ne sont pas suffisantes. En particulier, ces règles n’abordent pas la question des volumes distribués. Tant que les volumes ne seront pas limités, les pratiques à risques perdureront.

Face aux risques que fait peser la sphère financière sur l’économie réelle, face au constat que la concurrence internationale annihile toute tentative d’autorégulation, la CFDT en appelle à la puissance publique pour prendre des mesures d’ordre réglementaire. C’est aux régulateurs et aux gouvernants de fixer de nouvelles règles du jeu.

C’est au gouvernement français d’annoncer des mesures dès vendredi alors qu’il reçoit les banques. C’est à l’Europe et au G20 d’agir rapidement et énergiquement pour que l’économie mondiale ne retombe pas dans le chaos pour payer le prix demandé par quelques apprentis sorciers. 

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10 juin 2009

Manifestation intersyndicale du 13 juin : les salariés doivent se faire entendre

M5691374204010350432Face à la crise, les salariés attendent du patronat et du gouvernement des réponses concrètes aux problèmes qu’ils rencontrent.

La CFDT fait des propositions en termes d'emploi, de salaires, pour plus de justice sociale et pour préparer l'avenir.

ü Former plutôt que licencier : tout faire pour maintenir les salariés dans les entreprises, en utilisant les périodes de sous-activité pour les former et les qualifier davantage.

ü Favoriser l’accès au chômage partiel dans toutes les entreprises confrontées aux baisses d’activité.

ü Tout faire pour donner aux jeunes un emploi et des perspectives de carrière.

ü Arrêter les suppressions aveugles de postes dans la fonction publique.

ü Suspendre la défiscalisation des heures supplémentaires qui aggravent encore plus la situation de l’emploi et pénalise les salariés les plus précaires (intérim, CDD…).  

ü Permettre une répartition plus équitable des richesses :

             - par des salaires qui garantissent le maintien du pouvoir d’achat et reconnaissent réellement les compétences et le déroulement de carrière des salariés,

             - par une meilleure répartition des richesses produites par les salariés entre les entreprises donneuses d’ordre et leurs sous-traitants,

             - par une plus grande transparence des rémunérations des chefs d’entreprise pour limiter les avantages exorbitants obtenus par certains dirigeants.

ü Suspendre le bouclier fiscal et créer une nouvelle tranche d’impôts sur les hauts revenus. Ces mesures permettraient aussi de financer les différentes actions en faveur de l’emploi et des jeunes.

ü Permettre aux salariés et leurs représentants de peser sur les choix des entreprises en matière de stratégie économique et de répartition des richesses. Les entreprises qui reçoivent de l’argent public devraient aussi rendre des comptes.

ü S’engager avec les autres pays de l’Union dans la mise en œuvre de plans européens en faveur des secteurs qui feront les emplois de demain : l’énergie, les transports, le développement durable.

Sur toutes ces questions, c’est maintenant qu’il faut agir Pour se faire entendre et obtenir un véritable changement de cap, toutes et tous dans la rue le samedi 13 juin 2009

La CFDT appelle les salariés à participer nombreux à la manifestation interprofessionnelle régionale du samedi 13 juin

Parcours : Bastille - Montparnasse

Départ à 14h00

05 juin 2009

Elections Européennes 2009 : aux citoyens de s'exprimer

M5955704299033809209Les élections au Parlement européen ont une importance cruciale pour l’avenir de l’Europe, de la France et du monde. Les décisions des députés de Strasbourg ont une influence croissante sur notre vie quotidienne. Dans le contexte actuel de crise mondiale, le rôle de l’Union européenne pour proposer des solutions et les mettre en œuvre s’en trouve renforcé. Le choix de la CFDT est celui d’une Europe fidèle à ses valeurs de démocratie, de liberté et de solidarité. C’est pourquoi nous demandons aux candidats aux élections européennes de s’engager :

Pour une politique européenne de l’emploi, de l’innovation, du développement durable

L’Union européenne doit se donner les moyens de relancer l’économie et l’emploi par une politique commune et coordonnée avec celles des Etats membres, en :

• développant une économie de la connaissance par la formation initiale et professionnelle et par l’investissement en recherche et développement,

• investissant dans le développement durable,

• renforçant les capacités d’intervention des fonds européens pour aider les salariés à faire face aux mutations.

Pour une Europe de la cohésion sociale et de la solidarité

La crise actuelle démontre à quel point le social ne peut être subordonné à l’économique : deux dimensions pleines à intégrer. L’Union européenne doit agir pour :

• assurer cohésion sociale et dynamisme économique en incitant les Etats membres à favoriser une répartition équitable des richesses, soutenir le pouvoir d’achat, et assurer une protection sociale de qualité ;

• garantir des services publics de qualité pour tous ;

• favoriser les coopérations entre Etats membres au lieu de concurrences négatives, lutter contre le « dumping fiscal », et favoriser des fiscalités socialement justes ;

• renforcer les outils de solidarité avec les régions défavorisées, renforcer le budget européen en mettant en place des ressources propres, mettre en place un système d’emprunt au niveau européen pour développer des projets communs ;

• garantir la liberté de circulation dans l’ensemble de l’Union européenne et favoriser une politique de migration respectueuse des personnes et contribuant au développement économique, à la fois en Europe et dans les pays d’origine ;

• intensifier la lutte contre les discriminations et les inégalités, renforcer les outils de lutte contre la précarité, la pauvreté et l’exclusion sociale ;

• renforcer les moyens de concilier vie professionnelle et vie privée, lutter contre les temps de travail excessifs et les mauvaises conditions de travail ;

• renforcer l’intégration de la question sociale dans les traités européens ;

• impulser le dialogue social, outil privilégié dans la recherche des solutions adaptées aux différentes situations.

Pour une Europe active dans le monde

L’Union européenne joue un rôle de premier plan dans le monde pour la lutte contre le changement climatique et dans l’aide publique au développement. Elle est intervenue au G20 pour que des mesures soient prises en matière de régulation financière. Sa capacité d’intervention doit également jouer en faveur d’une prise en compte de la question sociale dans les règles du commerce mondial. Elle doit :

• agir pour l’intégration de clauses sociales dans les accords commerciaux prévoyant le respect des normes fondamentales de l’OIT,

• établir des règles européennes pour faire progresser la Responsabilité Sociale des Entreprises,

• agir dans les négociations à l’OMC et dans les accords bilatéraux pour des règles commerciales équitables, soutenant le développement des pays pauvres,

• approfondir l’action pour la régulation financière,

• poursuivre l’action pour la réduction des gaz à effets de serre.

La CFDT appelle tous les salariés à montrer leur attachement à la construction d’un monde plus juste, plus solidaire, plus respectueux de l’avenir de la planète, en participant au scrutin européen du 7 juin 2009.

05 avril 2009

Faire du 1er Mai un nouveau temps fort de mobilisation

Communiqué de presse de l'Intersyndicale CFDT-CFTC-CFE/CGC-CGT-FO-FSU-Solidaires-UNSA

L’augmentation du nombre de chômeurs, la baisse significative de la consommation, l’incertitude grandissante sur l’activité des entreprises témoignent de la gravité de la crise qui frappe un nombre croissant de salariés sans que nul ne puisse aujourd’hui en prédire la durée.

Les mobilisations viennent d’obliger le gouvernement à agir sur les stock-options et les rémunérations exceptionnelles des dirigeants d’entreprise lorsque ces dernières ont reçu des aides publiques directes. Sur la question de la redistribution des richesses produites, le décret annoncé bien qu’insuffisant est un début de remise en cause du système actuel. Elle laisse cependant de côté l’essentiel des revendications du 5 janvier 2009 portées par les mobilisations du 29 janvier et du 19 mars 2009.

Gouvernement et patronat doivent rapidement  mettre en œuvre les mesures déjà prises et engager les négociations et les concertations pour répondre à l’ensemble des revendications.

C’est pourquoi, dans la suite des journées du 29 janvier et du 19 mars et dans ce contexte exceptionnel, les organisations syndicales s’entendent pour faire du 1er Mai un nouveau temps fort de mobilisation pour peser sur le gouvernement et le patronat. Elles appellent leurs organisations locales à rechercher les modalités appropriées pour réussir cette journée de revendication syndicale en tenant compte des situations locales.

Pour préparer le 1er Mai, elles conviennent de faire du mois d’avril un mois de mobilisations ponctué d’initiatives visant à soutenir les actions engagées et à organiser les solidarités.

En fonction des réponses du gouvernement et du patronat, les organisations syndicales débattront lors de leur prochaine rencontre des nouvelles initiatives (grève interprofessionnelle, manifestations, mobilisations un samedi…)

Une prochaine réunion est d’ores et déjà fixée au 27 avril.

17 février 2009

Hold-up

Cause ou symptôme de la crise ? La question des rémunérations dans les banques est au cœur du débat médiatique depuis des mois. Et de découvrir ce dont la CFDT parle depuis longtemps : l’opacité des modes d’attribution de la rémunération variable, l’énormité des bonus dans certains métiers, l’indécence des dirigeants s’auto-augmentant sans vergogne…

Cette question a été centrale dans le déclenchement des crises, de l’affaire Kerviel à celle des « subprimes ». C’est l’appât du gain qui a poussé un trader peu scrupuleux à détourner les procédures de sécurité de la banque pour « jouer » et tenter de remporter de gros bonus. Une loterie un brin truquée, puisque qu’à ce petit jeu-là, il ne risquait jamais de perdre… le trader ne rend jamais l’argent perdu.

C’est le monde de l’argent facile et de la spéculation qui a pudiquement fermé les yeux de la chaîne de contrôle de la banque sur les dépassements ordinaires des encours joués, cloué le bec des back-offices, ébloui les États-majors. C’est l’attrait du commissionnement qui a poussé les organismes financiers américains à endetter les particuliers les plus pauvres, les agences de notations et les banques à disséminer la patate chaude dans le monde entier, les banques d’investissement à pousser jusqu’au délire les techniques de LBO… 

Le salarié de la banque, lui, regarde incrédule sa fiche de paie. Il n’est pas forcément diplômé de polytechnique mais il fait tout de même de savants calculs. Pour évaluer le montant de son solde à la banque une fois qu’il aura payé loyer, charges, carte orange et autre cantine des enfants. Le salarié de la banque, lui, ne va plus sur internet consulter son épargne salariale. Il évite de se souvenir des projets partis dans la fumée de son portefeuille d’actions de la banque, dont 60% à 90% est désormais en cendres.

Du quasi-smicard au multimillionnaire, voici la réalité de ce que l’on appelle pudiquement « l’échelle des rémunérations » dans la banque. L’échelle ? Ou l’ascendeur, qui n’a rien de social, menant au dernier étage de la tour Société Générale à La Défense ? C’est donc à la fois un enjeu de gouvernance des entreprises – cesser de favoriser l’endettement et la spéculation, d’éthique – cesser de payer ceux qui mettent en péril les entreprises, et de justice sociale – donner à chacun les moyens de vivre dignement de son travail, qui est au cœur de la question des rémunérations. 

C’est pourquoi la CFDT Banques a réclamé au gouvernement une table ronde pour aborder cette question. La négociation avec les employeurs ne peut en effet à elle seule régler le problème, qui est aussi un problème de régulation économique et sociale. Nous devons aussi agir via notre organisation syndicale internationale UNI finances pour faire avancer le dialogue social européen sur le sujet, et faire cesser le hold-up des banques par leurs dirigeants. 

Texte de Véronique Descacq , secrétaire générale de la Fédération CFDT des Banques

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16 janvier 2009

La CFDT appelle les salariés des banques à se mobiliser le 29 janvier 2009

M451443566011389221Les crises économiques et financières touchent durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Les organisations syndicales appellent tous les salariés à se mobiliser le 29 janvier.

Les salariés des banques sont en première ligne pour ressentir les effets de la crise : inquiétude sur la pérennité de leurs entreprises, accélération des restructurations, relations difficiles avec la clientèle.

Leurs conditions de vie et de travail sont mises à rude épreuve.

La CFDT appelle les entreprises et l’État à mettre en place des mesures concrètes.

Donner la priorité au maintien de l’emploi

Dans les banques, les réorganisations consécutives à la crise génèrent déjà des plans sociaux (Calyon, Natixis…). Des entreprises utilisent la crise pour annoncer des réductions d’effectifs (Caisses d’épargne…). De nombreux salariés s’inquiètent quant à la pérennité de leur entreprise (Dexia, Fortis…).

La CFDT a interpellé les responsables de nos professions et le ministère des finances pour exiger que l’emploi des salariés soit préservé.

Réduire les inégalités salariales

De nouvelles politiques de rémunération doivent être mises en oeuvre, pour réduire les inégalités salariales insupportables dans nos professions, pour prioriser le salaire direct aux autres formes de rémunération et pour diversifier les portefeuilles d’épargne salariale durement affectés par la crise.

Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat

De nombreux économistes reconnaissent aujourd’hui que l’insuffisance des politiques de rémunération a conduit de nombreux salariés à s’endetter pour pouvoir maintenir leur niveau de vie. Une politique de relance économique efficace ne peut passer aujourd’hui que par une action forte sur les salaires, notamment ceux des salariés les moins bien payés et des classes moyennes.

Pour la CFDT, il est donc urgent que l’Union Européenne coordonne des politiques de relance par la consommation en améliorant le pouvoir d’achat et la protection sociale.

Réglementer la sphère financière internationale

Dès septembre 2007, la CFDT banques a publié ses propositions en matière de régulation financière pour l’harmonisation des règles fiscales et sociales en Europe, pour un contrôle international des innovations financières, une réglementation des agences de notation et aussi pour rendre illégaux les paradis fiscaux. La CFDT dénonce le refus de la profession de s’engager dans cette lutte et demande aux autorités européennes d’intervenir rapidement sur ce dossier.

L’objectif est d’aboutir à une finance au service de l’économie réelle, d’une croissance durable et équitable. 

La CFDT appelle les salariés des banques et établissements financiers à se mobiliser le 29 Janvier 2009

La CFDT Banques appelle les salariés à faire grève le 29 janvier et à participer aux manifestations

11 novembre 2008

Non à la dérèglementation sociale pour payer la facture de la crise financière

La crise, qui secoue le secteur bancaire mondial, est celle d’un capitalisme financier sans aucune régulation qui a imposé ses règles de rentabilité à tous prix à l’ensemble de l’économie.
En France, comme en Europe et partout dans le monde, les salariés ont un énorme sentiment d’injustice : ils vont payer, par leurs impôts, par la réduction de leur pouvoir d’achat, par la perte possible de leur emploi, des décisions prises depuis une vingtaine d’années.
Cette recherche d’un profit maximum à court terme pour l’actionnaire a produit de nouvelles inégalités entre les pays et en leur sein.
À l’automne 2008, cette crise financière commence à s’étendre à l’ensemble de l’économie, celle des entreprises de toutes tailles, et à devenir une crise sociale avec suppressions d’emplois et nouvelle perte de pouvoir d’achat des salariés en perspective.
Le gouvernement encourage la déréglementation sociale (heures supplémentaires défiscalisées, négociation de gré à gré du temps de travail et des salaires, travail le dimanche généralisé…).
La CFDT, hostile à cette déréglementation, milite pour une croissance durable et équitable au bénéfice de tous dans le cadre d’un dialogue social de qualité.
La CFDT attend des réponses européennes et internationales
Elle réclame :
• des réglementations bancaires et financières dans l’Union européenne déployées de manière urgente et dotées de dispositifs de contrôle de leur application ;
• l’harmonisation dans l’Union européenne de la fiscalité pour lutter contre le dumping fiscal et faire disparaître au niveau mondial les «paradis fiscaux» ;
• un plan de relance budgétaire européen et des investissements dans la recherche, l’innovation, l’université, la formation et les transports durables ;
• de nouvelles régulations du système bancaire et financier international via notamment la Banque mondiale et le FMI favorisant des activités économiques échappant aux seules politiques de court terme.
La CFDT attend des réponses en France
Elle interpelle l’État et le patronat, et réclame :
• une politique fiscale redistributive avec suppression du «bouclier fiscal », révision et redéploiement des exonérations de cotisations sociales pour favoriser l’emploi, notamment des seniors et des jeunes ;
• la réorientation du budget de l’État vers l’emploi, le logement et la politique de la Ville : de plus grands investissements dans l’élévation des qualifications comme dans l’innovation et la recherche, plus à même de positionner l’économie française dans la mondialisation que les politiques de réduction du coût du travail ;
• la participation responsable du patronat dans les trois négociations en cours (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, formation professionnelle, assurance chômage) pour apporter des réponses concrètes en matière de sécurisation des
parcours professionnels ;
• l’engagement des entreprises à relancer les négociations salariales et réduire les écarts salariaux.

La CFDT appelle tous les salariés à se rapprocher de ses élus dans les entreprises pour rechercher avec eux les meilleurs moyens de se faire respecter et entendre auprès de leurs employeurs au cours des prochaines semaines et des prochains mois.

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10 octobre 2008

Rencontre Association Française des Banques avec les syndicats

A la demande de la CFDT, Ariane Obolenski, la Directrice générale de l’AFB (Association Française des Banques) et de la FBF (Fédération Bancaire Française) a reçu les organisations syndicales de la profession ce 7 octobre 2008.

La CFDT a interrogé la représentante de la profession sur la situation des banques au regard des dépréciations d’actifs et des problèmes de liquidités.

Nous l’avons interpellée sur les contradictions entre l'apparente bonne santé affichée des banques et le défaut de confiance entre établissements. Nous avons déploré la poursuite de la concurrence exacerbée entre établissements bancaires dans le contexte de crise grave que nous traversons.

La CFDT a également indiqué qu’une réflexion sur de nouvelles règles de régulation devra intervenir.

Soucieuse de l’avenir des salariés et de leurs conditions de travail, la CFDT a interrogé la profession sur les restructurations possibles induites par la crise, dont celles « souhaitées » par le gouvernement, et leurs conséquences sur l’emploi.

La CFDT a souligné le grand sens des responsabilités des salariés qui font face avec professionnalisme et courage à l’inquiétude des clients, alors qu’ils s’interrogent sur leur propre avenir. Nous avons souligné le manque de communication des Directions d’entreprises à leur égard, qui se contentent de leur fournir des argumentaires commerciaux.

Sur les dépréciations d’actifs, Ariane Obolenski a assuré que les établissements bancaires avaient fait au second trimestre 2008, sous l’égide de la commission bancaire, un travail de transparence.

Elle n’a pas exclu d’autres dépréciations qui ne seraient dues qu’aux règles IFRS (comptabilisation des actifs à la valeur du marché).

Elle a confirmé le gel du marché monétaire et informé que des démarches auprès des régulateurs étaient en cours.

Elle a rappelé que les banques françaises sont mieux armées que d’autres, car mieux capitalisées, et assises sur une activité de banque de dépôt importante. Elle affirme qu’il ne peut y avoir de faillite bancaire en France.

La profession souhaite des décisions européennes notamment sur la question des normes comptables.

Sur les restructurations et l’emploi, elle considère que l’emploi en France dans la banque de détail ne sera pas sérieusement entamé. En revanche la situation est plus difficile dans la BFI qui repense son business model. A plus long terme elle estime qu’on verra sans doute une accélération des mouvements de rapprochement entre banques.

Enfin, elle dit être consciente de la pression exercée sur les salariés et du rôle important qui est le

leur dans la période.

La CFDT partage le besoin d’intervention européenne dans la régulation. Elle prend acte de la confiance témoignée aux salariés et reste vigilante sur la situation de l’emploi dans la profession.

Une nouvelle réunion est programmée pour fin octobre.

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08 octobre 2008

Crise financière : les salariés des banques en 1ère ligne

16009_une_natixisDepuis des mois, mais plus particulièrement depuis l’accélération des événements ces derniers jours, les salariés des banques sont en première ligne sur le front de la crise.
Dans les BFI, ils travaillent à sauver ce qui peut l’être.
Dans les réseaux, ils sont au contact direct avec des clients inquiets, déboussolés, voire agressifs.
C’est sur eux que repose le sauvetage d’un système de « banque universelle », censé être le dernier rempart de cette crise qui emporte sur son passage banques et économies réelles.
Et que leur disent les dirigeants de la profession ? Rien, à part des argumentaires commerciaux qui visent à attiser la concurrence quand l’heure devrait être à la solidarité.
La CFDT demande depuis le 30 septembre à être reçue par la FBF. Sans réponse.
Le rétablissement de la confiance ne passe que par les salariés des banques. Il est plus qu’urgent que la profession en prenne conscience.

Crise financière : les salariés méritent des réponses
Le 30 septembre le Président de la République a reçu les dirigeants des Banques et Assurances françaises.
Le système financier français, reposant sur un modèle de banque universelle semble pour l’instant moins exposé à la crise.
Les placements des sociétés d’assurance, induits par la nature de leurs activités, sont exposés à un fort risque de dépréciation.
La crise financière d’origine américaine gagne désormais les banques et assurances européennes. La France ne peut seule faire face à cette crise : c’est au niveau européen et international que doivent se prendre les initiatives.
La Confédération Européenne des Syndicats s’est exprimée et a fait des propositions de régulation.
La Présidence française de l’UE doit être l’occasion de poser les bases de cette régulation.
Les épargnants doivent être rassurés sur la solidité du système financier français.
Les salariés du secteur financier, qui peuvent craindre de payer les conséquences négatives de cette crise tant au niveau de leur emploi que de leur épargne salariale, doivent être tenus informés.
L’expression des dirigeants ne peut se limiter à une seule communication commerciale !
Les Fédérations CFDT du secteur financier demandent une réunion d’urgence avec leurs représentants patronaux respectifs, Le traitement cette crise ne peut se limiter à un huis clos entre le gouvernement et le patronat.
Les représentants de salariés doivent jouer pleinement leur rôle.

Communiqué des fédérations CFDT des Banques, des Services, de l'Agroalimentaire, Conseil-Communication-Culture

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