CFDT CORTAL CONSORS

Le blog de la section CFDT de Cortal Consors, filiale du groupe BNP-Paribas

28 avril 2009

Mobilisés pour un 1er mai historique

M778820354796371889Pour la première fois depuis la Libération, l’ensemble des organisations syndicales défileront ensemble le 1er mai. Après les mobilisations exceptionnelles des 29 janvier et 19 mars, ce jour historique doit marquer la détermination des salariés à obtenir de nouvelles avancées sociales.

Cette année, le 1er mai prend majeure : la crise économique et financière a bouleversé le monde entier et renversé la vie de millions d’hommes et de femmes. Il est nécessaire, pour reprendre les termes de l’intersyndicale, que chacun, en manifestant, marque sa    « solidarité avec l’ensemble des salariés, en Europe et dans le monde, également percutés par la crise ». Ce 1er mai doit permettre à tous les salariés des banques, malmenés par des conditions de travail toujours plus difficiles et l’image dégradée de leur métier, de faire entendre leur voix.

Préserver l’emploi

Alors que les restructurations s’accélèrent dans le secteur bancaire, la fédération des banques appelle donc chacun à se mobiliser pour la préservation de l’emploi et du pouvoir d’achat. Les salariés de le banque ne doivent pas faire les frais des errements de leurs directions : celles-ci ont pris des risques inconsidérés et en font maintenant payer le prix à leurs salariés comme à l’ensemble des contribuables. Les inégalités entre les salaires augmentent et la question de l’échelle des rémunérations doit enfin être posée.

Halte aux bonus !

Les salariés des banques doivent exiger en ce 1er mai la fin des bonus délirants. Il est temps d’en finir avec les déclarations de bonnes intentions des dirigeants bancaires, toujours prêts à gonfler leur portefeuille de stock-options et d’indécents bonus, tout en déployant de sévères plans d’économies  synonymes de suppressions d’emplois. Ce contrôle ferme des bonus doit aller de pair avec la suppression du bouclier fiscal : la CFDT considère en effet que bénéficier d’allègements fiscaux sur des primes obtenues au prix de risques incontrôlés, de la part d’établissements soutenus par l’État, est totalement indécent.

Améliorer les conditions de travail

Ce 1er mai doit aussi être l’occasion de rappeler que le travail ne doit pas rimer avec souffrance. La crise économique et financière actuelle angoisse la clientèle : son pouvoir d’achat est fragilisé et, ulcérée par les pratiques indignes des dirigeants des grands groupes bancaires, elle peut faire preuve d’incivilité envers les salariés des banques, déjà mis sous pression par leur direction. C’est en se montrant solidaires les uns les autres, avec tous les salariés de France, d’Europe, et des pays les plus défavorisés que nous parviendrons à un monde plus juste. Cela implique une meilleure régulation des marchés et une lutte efficace contre les paradis fiscaux.

Le 1er mai, nous comptons sur vous pour faire de cette journée exceptionnelle un grand événement social et revendicatif !



19 avril 2009

Journée du 1er mai : faire entendre notre voix

M3051800248820150460La crise est là et elle frappe durement tous les salariés et particulièrement les jeunes en France, en Europe et dans le monde entier.

Les réponses des gouvernements et des entreprises ne sont pas à la hauteur des enjeux :

• Même si le dernier sommet du G20 a ouvert des pistes intéressantes pour faire face à la crise, elles doivent maintenant se traduire en mesures concrètes.

• L’absence de politique réellement coordonnée au niveau européen est un handicap qui pèse lourdement sur la situation économique de notre continent.

• La réponse française n’est pas à la hauteur des difficultés que traverse notre pays.

• Pas plus qu’elle n’est à la hauteur des enjeux et des exigences des salariés, que ce soit en termes d’emploi dans les secteurs public et privé, ou de justice sociale.

• Trop d’entreprises continuent à avoir des comportements inadmissibles et profitent de la crise pour procéder à des restructurations en utilisant l’emploi comme variable d’ajustement.

Dans ce contexte, la CFDT agit et obtient des résultats :

• la création du Fonds d’investissement social (Fiso) pour améliorer immédiatement la situation des salariés les plus touchés et mieux préparer leur avenir par des formations qualifiantes,

• la prime de 500 euros pour les 100 000 demandeurs d’emploi justifiant entre deux et quatre mois de travail et la suppression des deux tiers de l’impôt sur le revenu touchant six millions de foyers fiscaux,

• l’amélioration de la prise en charge du chômage partiel notamment pour les salariés à temps partiel.

Ces premiers résultats viennent compléter les avancées obtenues avec les accords « modernisation du marché du travail », « gestion prévisionnelle des emplois et des compétences », « formation professionnelle », « indemnisation du chômage » et « chômage partiel » signés par la CFDT.

Mais pour la CFDT, il faut aller plus vite et plus loin :

• pour le renforcement des compétences par la formation et le maintien du maximum de salariés dans l’entreprise grâce au Fonds d’investissement social ;

• pour le gel des suppressions de postes dans la fonction publique ;

• pour des mesures spécifiques en faveur des jeunes ;

• pour la suspension du bouclier fiscal et la défiscalisation des heures supplémentaires.

Un 1er mai de solidarité internationale et de mobilisation :

Le 1er mai est plus que jamais l’occasion d’exprimer notre solidarité envers les salariés des pays les plus défavorisés. Car ils subissent de plein fouet les conséquences de la crise que ce soit en termes d’emploi, de conditions de vie et de respect des droits fondamentaux.

Après le 29 janvier et le 19 mars, ce 1er mai 2009 revêt un caractère exceptionnel et nécessite la mobilisation de tous, pour faire entendre notre voix.

Avec la CFDT, encore plus nombreux pour encore plus de résultats !

05 avril 2009

Faire du 1er Mai un nouveau temps fort de mobilisation

Communiqué de presse de l'Intersyndicale CFDT-CFTC-CFE/CGC-CGT-FO-FSU-Solidaires-UNSA

L’augmentation du nombre de chômeurs, la baisse significative de la consommation, l’incertitude grandissante sur l’activité des entreprises témoignent de la gravité de la crise qui frappe un nombre croissant de salariés sans que nul ne puisse aujourd’hui en prédire la durée.

Les mobilisations viennent d’obliger le gouvernement à agir sur les stock-options et les rémunérations exceptionnelles des dirigeants d’entreprise lorsque ces dernières ont reçu des aides publiques directes. Sur la question de la redistribution des richesses produites, le décret annoncé bien qu’insuffisant est un début de remise en cause du système actuel. Elle laisse cependant de côté l’essentiel des revendications du 5 janvier 2009 portées par les mobilisations du 29 janvier et du 19 mars 2009.

Gouvernement et patronat doivent rapidement  mettre en œuvre les mesures déjà prises et engager les négociations et les concertations pour répondre à l’ensemble des revendications.

C’est pourquoi, dans la suite des journées du 29 janvier et du 19 mars et dans ce contexte exceptionnel, les organisations syndicales s’entendent pour faire du 1er Mai un nouveau temps fort de mobilisation pour peser sur le gouvernement et le patronat. Elles appellent leurs organisations locales à rechercher les modalités appropriées pour réussir cette journée de revendication syndicale en tenant compte des situations locales.

Pour préparer le 1er Mai, elles conviennent de faire du mois d’avril un mois de mobilisations ponctué d’initiatives visant à soutenir les actions engagées et à organiser les solidarités.

En fonction des réponses du gouvernement et du patronat, les organisations syndicales débattront lors de leur prochaine rencontre des nouvelles initiatives (grève interprofessionnelle, manifestations, mobilisations un samedi…)

Une prochaine réunion est d’ores et déjà fixée au 27 avril.

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