08 octobre 2008
Crise financière : les salariés des banques en 1ère ligne
Depuis des mois, mais plus particulièrement depuis l’accélération des événements ces derniers jours, les salariés des banques sont en première ligne sur le front de la crise.
Dans les BFI, ils travaillent à sauver ce qui peut l’être.
Dans les réseaux, ils sont au contact direct avec des clients inquiets, déboussolés, voire agressifs.
C’est sur eux que repose le sauvetage d’un système de « banque universelle », censé être le dernier rempart de cette crise qui emporte sur son passage banques et économies réelles.
Et que leur disent les dirigeants de la profession ? Rien, à part des argumentaires commerciaux qui visent à attiser la concurrence quand l’heure devrait être à la solidarité.
La CFDT demande depuis le 30 septembre à être reçue par la FBF. Sans réponse.
Le rétablissement de la confiance ne passe que par les salariés des banques. Il est plus qu’urgent que la profession en prenne conscience.
Crise financière : les salariés méritent des réponses
Le 30 septembre le Président de la République a reçu les dirigeants des Banques et Assurances françaises.
Le système financier français, reposant sur un modèle de banque universelle semble pour l’instant moins exposé à la crise.
Les placements des sociétés d’assurance, induits par la nature de leurs activités, sont exposés à un fort risque de dépréciation.
La crise financière d’origine américaine gagne désormais les banques et assurances européennes. La France ne peut seule faire face à cette crise : c’est au niveau européen et international que doivent se prendre les initiatives.
La Confédération Européenne des Syndicats s’est exprimée et a fait des propositions de régulation.
La Présidence française de l’UE doit être l’occasion de poser les bases de cette régulation.
Les épargnants doivent être rassurés sur la solidité du système financier français.
Les salariés du secteur financier, qui peuvent craindre de payer les conséquences négatives de cette crise tant au niveau de leur emploi que de leur épargne salariale, doivent être tenus informés.
L’expression des dirigeants ne peut se limiter à une seule communication commerciale !
Les Fédérations CFDT du secteur financier demandent une réunion d’urgence avec leurs représentants patronaux respectifs, Le traitement cette crise ne peut se limiter à un huis clos entre le gouvernement et le patronat.
Les représentants de salariés doivent jouer pleinement leur rôle.
Communiqué des fédérations CFDT des Banques, des Services, de l'Agroalimentaire, Conseil-Communication-Culture


