16 novembre 2009
Le CE dit non au projet de fermeture des Villages
La direction a annoncé début juillet sa volonté de réduire le nombre des villages qui passera de 9 à 4. Il s’agit d’une nouvelle restructuration qui se met en place alors que la crise pèse toujours sur l’activité de l’entreprise.
Elle va nécessiter de reclasser les salariés directement concernés et de mettre en place une organisation que nous avons du mal à appréhender.
La CFDT La DRH la CFTC
Il aura donc fallu attendre le 23 octobre pour voir le CE être consulté au pas de charge sur un projet qui concerne quand même 22 personnes.
Un dossier incomplet qui n’a pas été remis dans les délais légaux
La CFDT
La stratégie : un retour en arrière aléatoire
Pour la direction, ce projet s’explique par le fait que l’entreprise doit se recentrer sur son activité téléphonique. Cette nouvelle stratégie se justifierait par la clientèle qui aurait modifié ses comportements en utilisant davantage le téléphone. L’amélioration du site internet et un recours plus important aux nouvelles technologies (Iphone) devrait permettre aux équipes commerciales de se concentrer sur la relation téléphonique avec les clients. L’objectif sera alors d’obtenir 2/3 des revenus en ligne contre 50 % en 2008.
Pour mieux comprendre les enjeux, il faut remonter en 2005 lorsque Cortal Consors a repris la clientèle privée de Cardif. Cette opération avait entraîné la multiplication du nombre de villages afin de mieux couvrir le territoire et ainsi améliorer la personnalisation de la relation clientèle. Cette démarche n’a pas duré longtemps car la direction a mis très tôt l’accent sur l’activité téléphonique transformant peu à peu les villages en plateformes décentralisées au grand dam des salariés recrutés dans le cadre du projet d’origine que la CFDT
La CFDT
L’organisation cible : un manque flagrant d’informations
Les villages de Paris, Toulouse, Lyon et Nice seront conservés et devront couvrir des zones plus larges. Les clients seront regroupés au sein d'un service Nakara qui doit être réorganisé en décembre prochain.
Pour la CFDT
A quand la communication d'un organigramme des villages restants ? Comment ces derniers seront organisés, quels seront les effectifs, leurs objectifs ? Comment gérer en matière de rendez-vous des distances plus importantes ? Quelle sera l'articulation des villages restants avec les autres réseaux existants, notamment les Mobile Bankers ? Quel sera l'impact de la réorganisation de Nakara prévue en décembre ?
Ce manque d’informations explique le vote défavorable des élus CFDT qui s’inquiètent également des conditions de travail au sein de la future organisation.
Le volet social : une régression sans aucune concertation
La DRH
La CFDT
Le changement de stratégie va avoir des impacts négatifs sur le parcours professionnel de certains conseillers financiers. En effet, le rapprochement de 2005 avec Cardif devait normalement offrir de nouvelles possibilités d'évolution. Or, le fait de revenir en arrière constitue pour la plupart des salariés concernés une régression car ils sont susceptibles de retrouver un poste qu'ils avaient quitté dans la perspective de faire évoluer leur carrière.
Concernant les reclassements, la CFDT La DRH
C’est le 3ème projet consécutif de la direction rejeté par le CE : Schubert, le rapprochement DAC/B to B et la restructuration des villages. La CFDT
Cela démontre que le dialogue social dans l’entreprise doit être amélioré surtout sur des sujets essentiels comme l'emploi et les conditions de travail.
01 octobre 2009
Point sur le CE du 24 septembre 2009
Nous nous en doutions, la rentrée sociale chez Cortal Consors est particulièrement chargée et agitée.
Elle avait pourtant débuté sous les meilleurs auspices avec la signature par la CFDT du 1er accord sur l’insertion des personnes handicapées chez Cortal Consors. Ce texte doit être la 1ère étape dans la construction d’une véritable politique en faveur de la diversité et contre les discriminations dans l’entreprise. La CFDT veillera pendant les 3 prochaines années à la bonne application de l’accord et agira afin que celui-ci soit encore meilleur.
L’actualité sociale s’est accélérée la semaine dernière avec les réunions sur 2 jours du CE, des DP et du CHSCT avec des points importants à l’ordre du jour.
Commençons par le CE qui a du d’abord régler des problèmes d’organisation suite à l’absence de 7 élus CFTC sur 8 à cause notamment des congés. Il a fallu redistribuer les rôles au sein de la délégation du personnel et la CFDT s’est retrouvée majoritaire avec 3 élus titulaires contre un seul pour la CFTC mais c’était suffisant en cas de vote.
Après le traditionnel examen des comptes, nous sommes entrés dans le vif du sujet avec la consultation du rapprochement de la Direction Administrative Commerciale et le Middle Office du Partenariat.
Pour la direction, les objectifs principaux sont de mieux harmoniser les procédures entre la clientèle directe et celle des partenaires mais aussi de mutualiser les moyens afin de réaliser des synergies de coûts.
La DAC va donc se transformer en Direction des Opérations en intégrant les opérations administratives du Middle Office Partenariat tout en conservant ses activités actuelles sauf les relations clientèles et la cellule Fiscalité.
Le Middle Office B to B devient le Support Relations Clientèle qui sera l’interface de l’ensemble des front office.
De plus, il s’occupera des tâches qu’OAV Dinan ne pourra, ou ne voudra, pas traiter dans le cadre du projet Schubert.
Cette réunion de consultation est en fait la 4ème réunion du CE mais malgré cela, il reste toujours autant d’incertitudes. En effet, il faudra attendre juin 2010 et la fin théorique du projet Schubert pour voir l’organisation de nouveau être modifiée du fait de l’intégration des activités évoquées précédemment. Le point positif serait enfin la mise en place d’un véritable middle office bourse mais il nous faudra attendre pour en être certain.
C’est particulièrement difficile dans ces conditions d’avoir une bonne visibilité d’une organisation qui va changer dans quelques mois. Comment des représentants du personnel peuvent donner un avis dans l’intérêt des salariés.
Beaucoup d’interrogations demeurent en ce qui concerne les conséquences d’une telle restructuration sur l’emploi et les conditions de travail. Elle avait eu des impacts avant même que le dossier arrive devant les élus du CE avec la fin de plusieurs contrats d’intérim : la mutualisation des effectifs étaient déjà en marche. Selon des calculs savants, les effectifs passeraient de 73 personnes à 71 entraînant la suppression de 2 postes. Pour la direction et les initiateurs du projet, cela est négligeable mais si l’on examine le détail des prévisions, on constate que les mouvements de personnel seront en fait plus nombreux. On nous a assuré que tous les salariés concernés ont été reçus en entretien et qu’ils auront leur mot à dire. Or, si certains refusent, que se passera-t-il en réalité ? Quelles seront leurs possibilités de reclassement ? Tiendra-t-on compte réellement de leur parcours afin de faciliter leur carrière professionnelle ? Autant de questions qui restent aujourd’hui sans réponse hormis les engagements vagues de la direction. Qu’en est-il aussi de la formation, de l’organisation interne des futures équipes ? Rien de précis à ce jour mais nous avons appris qu’un processus d’accompagnement du changement sera mis en place pour faciliter la transition et, pourquoi pas, faire émerger de nouvelles solutions pouvant modifier l’organisation cible.
Si l’on détaille la structuration de la nouvelle Direction des Opérations, la grande nouveauté est l’intégration de la cellule Ouverture de Comptes au Middle Office Epargne. Il ne s’agit pas en fait d’une nouveauté mais plutôt d’un retour en arrière puisque les ouvertures de compte faisaient partie intégrante de l’activité de la Gestion avant de constituer une équipe à part entière et autonome. La CFDT s’était opposée à l’époque à cette séparation, comme quoi, elle est écoutée parfois même si ce sont des années plus tard.
Autres nouveautés : la Management Qualité Contrôle récupère les réclamations et la certification ISO sans que l’on sache, concernant cette dernière, qui s’en occupera. Les Relations Clientèles et l’équipe Fiscalité quittent la Direction des Opérations pour se retrouver au sein du Support Relations Clientèle.
Les élus CFDT ont donné, à l’unanimité, un avis défavorable au projet pour les raisons suivantes :
- alors que le rapprochement est évoqué depuis longtemps, il aura fallu attendre que l’entreprise soit en crise pour que le projet aboutisse. Il aurait pu être mené avant lorsque la situation financière de Cortal Consors était meilleure de façon à ce qu’un tel changement soit mieux accepter par les salariés. Au contraire, le fait que la réorganisation se fasse en ces temps difficiles dénote de la part de la direction une volonté de mettre en avant les réductions de coûts au détriment des aspects organisationnels,
- Il est inopportun de se prononcer sur une organisation appelée à être bouleversée dans quelques mois lorsque le projet Schubert sera opérationnel. Nous serons bien sûr vigilants pour en mesurer les véritables conséquences sur l’entreprise et les salariés,
- Beaucoup de questions restent en suspens sur les conséquences sociales de l’opération. C’est pourquoi nous serons à l’écoute des salariés concernés pour faire remonter tous les dysfonctionnements éventuels ainsi que leurs interrogations.
Autre sujets abordés : la cession de Cortal Consors Belgique à la société Fortuneo Arkea qui s’engage à conserver la totalité des effectifs soit 43 personnes. Il faut rappeler que la Belgique fut le théâtre de la création de la 1ère filiale de Cortal qui ne s’appelait pas encore Cortal Consors. Pour la direction, notre filiale belge connaissait de grandes difficultés financières mais la recherche d’un repreneur s’avéra fort difficile jusqu’à aujourd’hui.
De son côté, la CFDT déplore que la CFTC, en temps normal majoritaire au CE, n’ai pas jugé nécessaire de demander une consultation puisqu’il s’agit d’une opération capitalistique concernant l’entreprise.
Elle fait remarquer que cette cession donne encore plus de sens au terme « démantèlement » utilisé depuis le début des restructurations. Attention à ne pas tomber dans le côté « on vend les bijoux de famille ».
Il a été aussi question de la pandémie grippale avec notamment la présentation des mesures, décidées à l’échelon du groupe, destinées à faire face au risque que représenterait pour l’entreprise une forte expansion de la maladie. Le CE a autorisé la mise en place du télétravail en cas de passage au niveau 6 de la pandémie sachant que l’accord du salarié est obligatoire et en cas d’accord, celui-ci pourra à tout moment revenir au régime normal.
La CFDT reviendra sur ce dossier dans une communication concernant le CHSCT.
22 juillet 2009
Ordre du jour du CE du 23 juillet 2009
La prochaine réunion du CE aura lieu le jeudi 23 juillet 2009 à partir de 14h30
Voici l'ordre du jour :
- Approbation des procès-verbaux du CE du 25 juin 2009 et du 2 juillet 2009
- Activité/organisation
- Information sur la fusion du service de santé de BNP Paribas et de l'AMK
- Point sur la construction de l'immeuble de Nanterre (question CFDT)
- Questions diverses
La CFDT souhaitait avoir des informations sur le calendrier et la liste des fermetures des villages dans le cadre du plan de restructuration annoncé fin juin par la direction. L'objectif est que les salariés sachant le plus tôt possible à quoi ils doivent s'attendre. La question sera en fait abordée lors de la réunion plénière du CE du mois de septembre.
30 mars 2009
Elections DP-CE 2009 : des résultats décevants pour la CFDT
La semaine dernière a été marquée par la clôture du vote destiné à renouveler le Comité d’Entreprise et les Délégués du Personnel.
Alors que le scrutin a duré une semaine, du 17 au 24 mars, il aura fallu attendre le dernier jour pour voir atteindre puis dépasser le seuil des 50 % de participation.
Les partenaires sociaux se sont mobilisés pendant cette période pour inciter les salariés à voter afin de ne pas avoir à organiser un 2ème tour suite à un quorum non atteint, ce qui aurait été une grande première chez Cortal Consors.
Comme on pouvait s’y attendre, les collaborateurs ont voté massivement le dernier jour ce qui nous incite à réfléchir à l’éventualité d’écourter la durée du scrutin la prochaine fois.
Le dépouillement a donc eu lieu normalement mardi à la clôture tel que l’avait programmé le protocole électoral. Grâce à l’informatisation des opérations de vote, les résultats ont pu être annoncées très rapidement.
Les résultats (tous collèges confondus) sont les suivants :
- Comité d’Entreprise (6 titulaires-6 suppléants)
CFDT : 68 voix (21,4 %) = 1 élu titulaire et 2 élus suppléants
CFTC : 218 voix (68,5 %) = 5 élus titulaires et 4 élus suppléants
SNB/CGC : 32 voix (10,1 %) = pas d’élu
- Délégués du Personnel (8 titulaires-8 suppléants)
CFDT : 78 voix (24,2 %) = 2 élus titulaires et 2 élus suppléants
CFTC : 210 voix (65,2%) = 5 élus titulaires et 5 élus suppléants
SNB/CGC : 34 voix (10,6 %) = 1 élu titulaire
Un poste de suppléant dans le collège des non-cadres n’a pas été pourvu et fera l’objet d’un 2ème vote si des candidats se déclarent.
Il faut bien constater que les résultats sont pour la CFDT particulièrement décevants par rapport au scrutin de 2006 et à tout le travail réalisé sur le terrain depuis plus de 6 mois.
En effet, la CFDT ne recueille que 21,4 % des suffrages contre 33,8 % en 2006 : une baisse que l’on retrouve particulièrement chez les non-cadres, un collège où la CFTC est aujourd’hui hégémonique avec plus de 80 % des voix.
Nous résistons mieux chez les cadres grâce à notre présence régulière auprès des salariés du service Informatique.
Quant aux autres organisations syndicales, la CFTC, déjà majoritaire lors de la précédente mandature, accentue son avance avec un score de 68,5 % (49,8 % en 2006) alors que le SNB/CGC dépasse à peine les 10 % (14,4 % en 2006)
Alors pourquoi un tel revers ? Pourquoi de tels écarts ?
Tout d’abord, nous avons eu beaucoup de difficultés pour présenter des candidats qui couvrent l’ensemble des services de Cortal Consors. C’est notamment le cas des commerciaux qui représentent la fonction la plus importante de l’entreprise. Pour la première fois en 2006, nous avions pu attirer sur nos listes des salariés travaillant aux Ventes et comme souvent dans les PME, un certain vote de proximité nous a permis d’améliorer notre score. Ce ne fut pas le cas en 2009 et nous en avons payé le prix. Nous devons absolument élargir notre implantation si nous voulons obtenir de meilleurs résultats lors de la prochaine échéance électorale.
Nous avons du ensuite faire face à la CFTC qui a profité du fait qu’elle détenait la majorité au CE pour proposer de nouvelles prestations dans le cadre des œuvres sociales, ceci à 3 semaines du vote. Il était donc particulièrement difficile pour nous d’y répondre alors que les salariés sont très attentifs à tout ce qui concerne de nouveaux avantages concernant leur pouvoir d’achat.
Pour bien comprendre le sens de cette opération, il faut d’abord bien assimiler le fonctionnement de la gestion des œuvres sociales chez Cortal Consors. Une partie du budget consacré à ces prestations est reversée à une association réunissant plusieurs comités d’entreprise de filiales du groupe BNP-Paribas. Cette association dénommée Etoile fonctionne en fait comme un comité inter-entreprise qui mutualise les budgets sociaux des CE adhérents afin de gérer une enveloppe plus importante et offrir des services plus conséquents notamment à des entreprises dépourvus de CE. Ce système qui date de la Compagnie Bancaire qui n’existe plus depuis son absorption par Paribas.
Le principe de solidarité qui a longtemps été le socle de cette association a quelque peu reçu un coup de canif depuis que son conseil d’administration a décidé d’arrêter la bonification des prêts immobiliers contractés par les salariés des entreprises adhérentes.
De ce fait, un débat a eu lieu pour savoir ce qu’il fallait faire des sommes ainsi disponibles. Suite à ces discussions, il a été décidé de redonner ce budget aux comités d’entreprise au lieu de le conserver au sein d’Etoile et de le réaffecter : faut-il y voir la fin d’Etoile et donc une sorte de repli sur soi à travers des CE qui gèreraient leurs œuvres sociales tout seul dans leur coin ? Une question que nous serons obligés de suivre de près car la CFDT reste attaché au principe de solidarité qui sous-tend l’action d’Etoile.
Par conséquent, le budget social du CE de Cortal Consors a augmenté sensiblement permettant à la CFTC de proposer de nouvelles prestations comme les chèques emplois services ou d’améliorer celles déjà existantes comme les chèques existantes. La CFDT a eu beau dénoncé les méthodes peu démocratiques et peu transparentes de la CFTC, notre message n’est pas passé auprès des salariés.
Nos résultats sont également décevants par rapport à nos actions sur le terrain dont l'objectif reste la défense des droits des salariés. Nous nous sommes particulièrement investis sur le dossier des jours de fractionnement, sur l'amélioration de notre communication (création d’un blog, comptes-rendus des CE, participation aux campagnes nationales de la CFDT), pour interpeller constamment la direction à propos de problèmes de management.
La bonne nouvelle, parce qu’il y en a malgré tout, est que le score de la CFDT est largement supérieur aux 10 % nécessaires pour être considéré comme un syndicat représentatif. Cela signifie que la CFDT est habilitée à négocier, à signer des accords et à être représentée au comité d’entreprise à travers un représentant syndical.
Cela doit nous permettre de continuer notre travail aux côtés des salariés à un moment où l’entreprise connaît des difficultés liées à une crise économique à l’ampleur inédite.
Cette déconvenue électorale ne doit pas nous empêcher de nous améliorer afin d’être encore plus représentatifs et encore plus efficaces dans l’intérêt des salariés.
23 mars 2009
Elections DP-CE 2009 : vous pouvez encore votez !
Ce message s'adresse aux salariés de Cortal Consors qui n'auraient pas encore voter pour renouveler le CE et les DP
La CFDT vous rappelle que si c'est le cas, vous pouvez encore voter jusqu'au 24 mars 16h00 afin d'élire les membres du Comité d'Entreprise et les Délégués du Personnel.
Comme le vote a lieu cette année sur internet, vous devez d'abord vous munir du courrier envoyé par le prestataire E-VOTEZ à votre domicile. Cette lettre contient en effet votre numéro d'identifiant BNP-Paribas ainsi que votre clé d'accès qui sont indispensables pour vous connecter et ensuite voter.
Si ce courrier a été égaré, le prestataire qui se présent sur le bureau de vote tout au long de la dernière journée du scrutin pourra délivrer sur demande un nouveau code.
Le scrutin ayant lieu sur le web, vous devez vous connecter sur le site http://e-votez.net/cortalconsors/ après avoir tapé l'adresse dans la barre adresse de votre navigateur.
Vous pourrez alors soit consulter les professions de fois des syndicats, soit procéder directement au vote en cliquant sur le logo Cortal Consors. Il suffira ensuite de suivre les instructions.
Pour finir,la CFDT tient de nouveau à souligner l'extrême importance de ce vote dans le contexte de crise actuel qui n'est pas prêt de s'arrêter.
C'est le moment pour vous de vous exprimer, de choisir les personnes que vous considérez les plus capables de vous représenter, de vous défendre.
C'est aussi le moment de faire vivre pleinement la democratie au sein de Cortal Consors.
18 mars 2009
Elections DP-CE 2009 : Votez CFDT, des élus à vos côtés
Les salariés de Cortal Consors vont voter par internet du 17 au 24 mars pour élire les personnes qui siégeront au Comité d’Entreprise et qui les assisteront en tant que Délégués du Personnel.
Face à la direction, elles auront la lourde responsabilité de les représenter, de les informer, de faire respecter leurs droits et de lui faire part de leurs attentes.
La CFDT, 1ère organisation syndicale en France en nombre d’adhérents, est le syndicat le mieux placé pour assurer efficacement ces missions grâce à ses réseaux de militants et de spécialistes juridiques.
La CFDT considère le Comité d’Entreprise et les Délégués du Personnel comme des moyens essentiels permettant de favoriser le droit d’expression des salariés et de faire valoir leurs préoccupations.
A quoi servent le Comité d’entreprise et les Délégués du Personnel ?
Le Comité d’Entreprise a pour première mission d’être informé et consulté sur les aspects socio-économiques de l’entreprise (gestion économique et financière, effectifs, durée et condition du travail ...).
Le Comité d’Entreprise, grâce à son budget de fonctionnement, peut faire appel à son propre expert afin d’examiner les comptes de la Société ou d’élaborer une étude sur un sujet sensible pour les salariés comme l’intéressement ou les salaires.
Le Comité d’Entreprise est également chargé de la gestion des activités sociales et culturelles au sein de l’entreprise grâce à un budget spécifique qui doit être géré en toute transparence.
Le Comité d’Entreprise de Cortal Consors fait partie de l’association Etoile qui gère certaines activités pour les sociétés adhérentes issues du groupe BNP-Paribas. Il verse à l’association une partie de son budget.
Les Délégués du Personnel sont les porte- paroles des salariés auprès de l’employeur pour faire respecter leurs droits et transmettre leurs revendications tant collectives qu’individuelles.
Un contexte difficile marqué par la crise
Cette année, le scrutin est encore plus important que les précédents à cause de la grave crise économique qui touche l’ensemble de l’économie et particulièrement le secteur bancaire.
Comme d’autres banques, Cortal Consors doit faire face à une baisse de son activité due à un manque de confiance de la part des épargnants et à une réduction des taux destinée à relancer l’économie.
Se contentant d’une vision à court terme, la direction s’est alors lancée dans une stratégie de réduction des coûts à travers notamment de restructurations comme le projet Schubert. Cette stratégie a pour premier objectif de satisfaire les exigences de l’actionnaire.
Ces choix ont aujourd’hui de lourdes conséquences pour les salariés qui ont vu leurs conditions de travail se détériorer alors que d’autres seront contraints d’être reclassés suite à la suppression de leur poste.
Par ailleurs, nous devons sérieusement nous interroger sur la pérennité de l’entreprise. Cette question à elle seule nécessite l’intervention de représentants du personnel compétents, offensifs et déterminés à utiliser tous les moyens à leur disposition pour défendre les intérêts des salariés.
Pour la CFDT, il ne s’agit pas de faire des promesses électorales mais de s’engager pour faire face
La CFDT agit au quotidien pour faire respecter les droits des salariés
Lors du précédent mandat, les élus CFDT ont toujours eu le souci de répondre présents lorsque la situation l’exigeait. Il s’agissait soit d’assister celles et ceux qui rencontraient des difficultés dans leur parcours professionnel, soit de veiller à ce que la législation soit appliquée.
Les délégués du personnel CFDT ont ainsi interpellé à plusieurs reprises la direction suite à des problèmes de surcharges de travail et à des pratiques inadmissibles de la part de certains managers. L’action de la CFDTa souvent permis de souligner des lacunes et de corriger des dérapages dangereux même si nous devons rester vigilants.
Le dossier des jours de fractionnement illustre parfaitement la volonté de la CFDT de ne pas admettre que les salariés soient lésés parce qu’une loi n’est pas appliquée. La CFDT a découvert que Cortal Consors n’accordait pas à ses salariés les jours de congés supplémentaires auxquels ils avaient droit lorsqu’ils prenaient leurs congés en dehors de la période de référence. A force de persévérance, cette disposition du Code du Travail est aujourd’hui connue de tous et appliquée dans l’entreprise.
Pourquoi voter pour la CFDT ?
Parce que nous sommes à votre écoute
Pour que vous ne vous sentiez plus isolés
Pour poser les questions de fonds qui vous concernent
Pour faire respecter et améliorer vos droits
Pour vous conseiller et vous assister dans vos démarches
Pour vous tenir régulièrement informés de l’actualité
Pour bénéficier d’avis et d’analyses indépendants
Pour une gestion du CE transparente et démocratique
Pour des œuvres sociales et culturelles accessibles au plus grand nombre
Du 17 au 24 mars 2009
VOTEZ UTILE, VOTEZ CFDT
La CFDT continuera à être une force de proposition indépendante et constructive avec l’aide et l’implication des salariés
10 mars 2009
Compte-rendu de la réunion du CE du 3 mars 2009
La CFDT est intervenue pour demander une modification de l’ordre du jour
En effet, du fait d’un nombre important de sujets à traiter, le point sur le projet Schubert a été relégué en dernière position malgré l’importance du dossier.
Par conséquent, la CFDT a proposé de programmer une réunion extraordinaire afin que la question soit abordée dans les meilleures conditions possibles.
Cette proposition a été malheureusement écartée alors que certaines questions comme le bilan de l’activité des Mobile Bankers et des Villages ont été reportées à la réunion suivante.
- Consultation sur la NAO 2009
Conformément à la législation, le CE doit être consulté sur tout accord d’entreprise ayant été signé par les organisations syndicales. En ce qui concerne l’accord salarial 2009, le CE n’a pas été capable de donner un avis puisque 3 élus CFTC ont voté en faveur de l’accord alors que les 3 autres élus CFDT se sont prononcés contre. Un résultat logique car la CFTC est la seule organisation syndicale à avoir signé le texte proposé par la direction.
- Information sur le projet d’évolution de la comptabilité générale
Pratiquement 2 mois après la consultation sur le projet Schubert, les représentants du personnel sont de nouveau confrontés à un processus de restructuration touchant aux fonctions supports de Cortal Consors. Cette fois ci, il s’agit de la Comptabilité Générale qui va elle aussi voir ses outils informatiques changer et une partie de ses activités transférer vers la plateforme comptable de BNP Paribas. Cela signifie que Cortal Consors va faire sous-traiter une partie de sa comptabilité par BNP Paribas à travers un contrat de services.
Il est vrai que ce projet n’a pas l’ampleur du projet Schubert mais comme ce dernier, il s’inscrit dans un processus de recherche de synergies de coûts se traduisant par un regroupement d’activités au sein de BNP Paribas.
Même s’il s’agit encore d’un projet qui doit être affiné, la réunion nous a permis d’en mieux connaître les bases. Il comporte 3 phases :
- le remplacement de notre actuel outil comptable CODA par la solution du groupe BNP Paribas qui s’appelle BAC-SAR,
- la migration de notre comptabilité fournisseurs vers les applicatifs groupe Baseware-SAP,
- le transfert d’une partie du service comptable de Cortal Consors vers la plateforme mutualisée du groupe BNP-Paribas
Les équipes pour l’instant concernées par l’opération sont les suivantes :
- Maîtrise d’Ouvrage (2 personnes)
- Contrôle Comptable/Normes/Reporting (1 personne)
- Comptabilité (4 personnes)
Cela concerne au total 8 salariés en CDI car il faut ajouter une personne qui devrait être affectée sur un poste ouvert de la plateforme groupe.
Il faut souligner que l’engagement de reprise du personnel n’inclut pas pour l’instant 3 intérimaires. La CFDT a fait d’ailleurs observer que ce sont encore une fois les plus précaires qui paient les pots cassés. La CFDT a alors demandé des précisions quant aux modalités de transfert des salariés : est ce que les postes entrant dans le périmètre du projet ont déjà été définis ? Ou est ce que la direction aura recours au volontariat ?
Les personnes chargées du pilotage du projet n’ont pas été en capacité de nous répondre car leur réflexion n’a pas été poussée jusque là. Cela démontre qu’il reste beaucoup à faire pour en savoir un peu plus afin que les collaborateurs puissent être informés au mieux.
Mise en place des chèques emplois services : un manque de transparence et de démocratie Les élus CFDT ont été particulièrement surpris de se voir sollicités pour voter un budget social pour 2009 présenté par des élus CFTC majoritaires. En effet, l’ordre du jour, tel qu’il était rédigé, ne prévoyait de vote de ce genre, ce qui nous a pris au dépourvu. En plus des prestations habituelles (chèques vacances, cadeaux enfants, cadeaux collaborateurs, billeterie), la CFTC avait intégré une nouvelle offre qui consistait à proposer des chèques emplois services subventionnés. Cela n’a été possible que par l’augmentation de l’enveloppe budgétaire consacrée aux œuvres sociales, une augmentation liée à l’arrêt de la bonification des prêts immobiliers par Etoile. Alors qu’elle a toujours été favorable à la mise en place de ce genre de service, la CFDT est intervenue pour dénoncer la manière utilisée par la CFTC pour faire passer en force son projet. Voici une liste des arguments employés : - Le CE n’a jamais été informé sur la mise en place de la nouvelle prestation alors qu’un consensus a toujours existé sur le sujet. C’est ainsi que l’appel d’offres permettant de retenir le groupe Accor comme le prestataire n’a pas fait l’objet d’un vote du CE : où est la démocratie ? - Il est plutôt incohérent de voir des élus demander à la direction d’informer le CE sur ses décisions et ne pas le faire quand il s’agit de ses propres sujets. - La CFDT - En fonction des résultats électoraux, il est possible qu’une nouvelle équipe se mette en place avec un budget qu’elle n’aura pas porté. La CFDT a finalement voté contre une décision qui s’apparente plus à un diktat qu’à la création concertée et démocratique d’un nouveau avantage pour les salariés. Suite au refus de la CFDT de valider son projet, la CFTC n’a pas hésité à demander à la direction de prendre part au vote et ainsi faire la différence qui aurait permis de forcer la décision. La direction a logiquement refusé de voter. La CFTC a alors convoqué une réunion extraordinaire le 6 mars dernier afin de faire revoter le CE et ainsi obtenir l’avis favorable qu’elle recherchait tant. Après avoir pris le temps de la réflexion, les élus CFDT ont décidé de s’abstenir afin de ne pas ajouter de la confusion à une situation déjà incompréhensible pour les salariés. Par cette abstention, elle a voulu réaffirmer son refus de cautionner une gestion du CE totalement contraire à ses pratiques car totalement opaque et non démocratique. L’essentiel maintenant pour la CFDT est de se concentrer sur les dossiers qui auront des impacts importants sur les conditions d’emploi des salariés : résultats médiocres liés à la crise, des suppressions de poste dues à des restructurations, conditions de travail qui se dégradent, un stress de plus en plus important.
25 février 2009
Ordre du jour du CE du 3 mars 2009
La prochaine réunion du comité d’entreprise aura lieu le mardi 3 mars à cause des vacances scolaires.
L’ordre du jour est le suivant (en gras les questions de la CFDT) :
- approbation des PV des CE du 18.12.08, 16.01.09 et 23.01.09
- activité/organisation
- bilan 2008 de la formation
- consultation sur l’accord salarial 2009
- Information que sur les Villages (question CFDT)
- Information sur Cortal Consors Select (question CFDT)
- Information sur le projet d’évolution de la comptabilité générale (question CFDT)
- Comptes du CE 2008 et budget 2009
- Point Schubert : questions des représentants du personnel
Trois questions des élus CFDT seront traitées lors de la réunion suivante du 26 mars
- Point sur l'intéressement et la participation
- Information sur les comptes 2008 de Cortal Consors
- Point sur Cardif et la marque blanche
25 janvier 2009
Les syndicats disent non au projet Schubert ! (1ère partie)
Déclaration des élus CE CFTC et CFDT motivant leur avis sur le projet Schubert
Avec le soutien des représentants syndicaux CFTC-CFDT-SNB/CGC-FO
En introduction, les élus du Comité d’Entreprise regrettent de se voir imposer par la Direction une réunion de consultation sur le projet Schubert alors que, manifestement, tous ses aspects ne sont pas maîtrisés par les responsables dans la mise en œuvre de cette opération. Au vu des réponses apportées aux questions précises que nous avons posées, nous considérons en effet que les différents volets du dossier présentent un certain nombre de lacunes, d’informations erronées ou d’approximations.
Concernant la partie organisationnelle intégrée au volet économique, les débats ont clairement démontré le manque de connaissance du métier de la part des représentants de la Direction chargés du dossier. Il est regrettable qu’un sujet aussi sensible, pour l’entreprise comme pour nos clients, que le traitement Back et Middle Office des titres, soit considéré avec la légèreté qui transparaît dans les réponses à nos questions.
Nous contestons ainsi formellement le raccourci qui voudrait que ces métiers puissent être effectués par n’importe quel salarié, sans autre formation que la maîtrise des outils informatiques. La gestion des titres demande des connaissances techniques liées au marché, et une adaptabilité aux besoins des clients.
Nous contestons par ailleurs la présentation faite par la Direction selon laquelle l’automatisation des process représenterait la solution miracle pour remplacer des salariés compétents. Nous déplorons d’avoir entendu de la part de représentants de la Direction certaines idées préconçues dignes de la science fiction et totalement inapplicables (la plus grossière ayant certainement été la présentation d’une procédure de transfert automatiques d’ordres OST de Clarify vers OMS).
Nous notons que la Direction n’a pas voulu présenter à la consultation du CE le volet informatique du projet. Etant donné que le dossier concernant ce volet est totalement vide – les seules réponses apportées concernant ESP, logiciel qui ne sera pas développé pour les équipes de Cortal Consors – nous attendons donc d’avoir des informations précises sur le ou les logiciels qui remplaceront Investiciel.
Nous rappelons que, conformément à l’article L2323-13 du Code du Travail, le comité d'entreprise doit être informé et consulté, préalablement à tout projet important d'introduction de nouvelles technologies, lorsque celles-ci sont susceptibles d'avoir des conséquences sur l'emploi, la qualification, la rémunération, la formation ou les conditions de travail.
Devant l’évidence que la Direction est à ce jour elle-même incapable d’évaluer la réalité des conséquences organisationnelles et technologiques du projet, donc des besoins humains nécessaires à Cortal Consors pour la continuité d’offrir un service de qualité à ses clients et partenaires, nous considérons qu’il est prématuré de chiffrer les suppressions de postes.
Enfin, concernant l’aspect le plus sensible pour les salariés : le volet social ; nous nous étonnons que sa présentation se limite au seul accord négocié avec les organisations syndicales. Nous déplorons l’absence d’informations sociales concernant les APAC de Dinan, données essentielles pour évaluer les opportunités d’évolution de carrière pour les salariés de Cortal Consors. Les chiffres présentés dans le business plan présentant un salaire moyen inférieur entre OAV et la DAT Cortal Consors, une ancienneté largement supérieure à celle de nos équipes, et des niveaux hiérarchiques beaucoup plus faibles, les risques de gel de carrière pour nos collègues en partance pour Dinan sont tout à fait crédibles. Nous avons déjà connu des situations similaires avec l’intégration d’équipes de Consors et de B*Capital, les salariés transférés se voyant refuser des augmentations au motif d’une rémunération plus importante par rapport à leurs collègues.
Le refus de la Direction d’OAV de fournir les éléments sociaux concernant leurs équipes de Dinan ne peut que confirmer nos craintes.
Concernant l’accord social, les élus considèrent que les conditions financières de transfert sont insuffisantes, et déplorent l’opacité des mesures appliquées pour les salariés partant en retraite ou en préretraite avant 65 ans, ainsi que sur les primes d’incitation versées aux collaborateurs devant rester jusqu’à la bascule de l’activité.
Sur l’avis formel du Comité d’Entreprise concernant le volet social, nous rappelons qu’aucune information n’existe sur les modalités d’organisation d’une commission de suivi.
Pour toutes ces raisons, les élus du Comité d’Entreprise expriment un avis négatif sur les volets économiques et sociaux du projet Schubert.
Nous demandons par ailleurs une information plus sérieuse du volet informatique du projet Schubert.
Nous resterons particulièrement vigilants afin que le maintien des emplois soit assuré et que les intérêts des salariés soient préservés et rappelons que toute modification fondamentale du projet nécessitera une nouvelle consultation du Comité d’Entreprise
17 décembre 2008
Projet Schubert : l’expert rend son rapport
Vous n’êtes pas sans savoir que Cortal Consors connaît actuellement une importante restructuration de ses activités de back office titres à travers le projet Schubert.
Derrière ce nom de code, le but de la direction est de transférer vers BNP-Paribas la direction administrative des titres afin de créer une filière titres retail située à Dinan.
Outre les aspects économiques et organisationnels de ce projet, le plus important est la suppression de 50 postes nécessitant des reclassements au sein de Cortal Consors et du groupe.
Conformément à la législation, un processus d’information et de consultation du Comité d’Entreprise a été enclenché par la direction. Plusieurs réunions spécifiques ont déjà été consacrées à ce sujet
Devant l’importance du dossier, les membres du CE ont fait appel à un cabinet d’expertise indépendant afin de bénéficier de leur propre audit permettant une autre vision de l’opération Schubert. Ce cabinet, dénommé Ethix avait pour mission d’évaluer le volet économique, le volet financier et bien sûr le volet social de la restructuration.
Ethix a rendu fin novembre son rapport et a été invité en a faire une présentation lors d’une réunion extraordinaire du CE qui a eu lieu le 2 décembre dernier.
Cette présentation a été divisée en deux parties : tout d’abord, les aspects économiques et financiers puis ensuite les impacts sociaux.
Ethix a débuté son exposé en rappelant le contexte qui est à l’origine du projet, à savoir la nécessité de remplacer Investiciel comme outil de gestion des titres. Or, le simple remplacement d’une solution logicielle s’est doublé d’une profonde réorganisation de l’activité titres avec l’externalisation de tout le back-office.
C’est ainsi que le choix s’est finalement porté sur ESP, un logiciel développé conjointement par BNP-Paribas et le Crédit Agricole. Cette option continue à faire débat car cet outil n’est pas totalement adapté aux besoins spécifiques de Cortal Consors et exige donc un certain nombre de mises à jour informatiques.
En ce qui concerne les côtés économiques et financiers, Ethix a d’abord souligné l’abondance d’informations fournies par la direction. Pour le cabinet, il ne s’agit pas de modifier ou de remettre en cause le modèle commercial de Cortal Consors. Au contraire, le principal objectif est de réduire les coûts grâce à la mutualisation des activités de back-office, une mutualisation censé générer des économies d’échelle et une tarification plus avantageuse.
La direction a répondu que cette nouvelle filière devrait permettre d’attirer de nouveaux clients pour le Partenariat.
Sur ce plan, la CFDT a mis en avant le côté aléatoire des estimations données alors que le secteur est assez concurrentiel.
La CFDT a rappelé également que le projet ne répondait pas aux véritables besoins de Cortal Consors en matière de collecte. En effet, le problème actuel de l’entreprise est de pouvoir développer ses revenus à travers les droits d’entrées, les frais de courtage et les commissions de gestion.
Concernant l’informatique, la priorité donnée au projet Schubert pourrait à terme priver Cortal Consors de certaines marges de manœuvre dans un environnement en crise. Que se passerait-il si la conjoncture nécessitait une plus grande réactivité ? Ce serait encore les salariés qui pourraient en payer le prix fort du fait d’une augmentation du stress et des charges de travail.
Il reste encore à ce stade certaines zones d’ombre qui empêchent d’avoir une vision claire du modèle économique prévu par la direction comme l’éventuelle création d’un nouveau service faisant l’interface avec Dinan sur certaines activités comme les OST ou l’avenir du Cash Management exclus du projet.
Pour Ethix, autant le volet économique et le volet financier sont bien documentés, autant le volet social fait véritablement figure de parent pauvre.
En effet, le budget consacré aux mesures d’accompagnement social ne se monte qu’à 800 000 € soit près de 3,5 % de l’investissement total qui a été fixé à 22,8 millions €. Si on examine de plus près la ventilation des postes au sein de l’enveloppe totale, on remarque par exemple que le poste pilotage/coordination a été doté à hauteur de 2,8 millions € ou celui sur les tests bénéficiait d’une enveloppe de 1,8 millions €.
Le poste Ressources Humaines est classé en avant-dernière position sur un total de 8.
Ethix a ensuite mis l’accent sur l’extrême faiblesse des mesures proposées dans le cadre de la gestion des reclassements. De ce fait, il a listé un certain nombre de propositions permettant d’améliorer sensiblement cet aspect du dossier : des primes de mobilité uniformes et plus importantes, une prise en charge plus conséquente des frais de déménagement et d’installation etc.
La CFDT a de son côté dénoncé réservé au domaine social alors que les salariés, qui ne sont pas tous en mobilité, subiront des contraintes liées à la suppression de leur poste, suppression qui du fait de la décision de la direction.
La CFDT réclame donc une revalorisation significative des mesures par le biais d’une réelle négociation avec les organisations syndicales.
La direction n’a pas voulu répondre aux remarques du cabinet Ethix, se bornant à indiquer qu’une première réunion de négociation sur le sujet a été programmée pour le mercredi 10 décembre (nous y reviendrons ultérieurement).
En conclusion, un effort très important doit être fourni afin d’améliorer sensiblement le volet social sachant que peu de reclassements se feront à Dinan.
Pour la CFDT, le dossier est très loin d’être clos.



