Nous nous en doutions, la rentrée sociale chez Cortal Consors est particulièrement chargée et agitée.

Elle avait pourtant débuté sous les meilleurs auspices avec la signature par la CFDT du 1er accord sur l’insertion des personnes handicapées chez Cortal Consors. Ce texte doit être la 1ère étape dans la construction d’une véritable politique en faveur de la diversité et contre les discriminations dans l’entreprise. La CFDT veillera pendant les 3 prochaines années à la bonne application de l’accord et agira afin que celui-ci soit encore meilleur.

                                 

L’actualité sociale s’est accélérée la semaine dernière avec les réunions sur 2 jours du CE, des DP et du CHSCT avec des points importants à l’ordre du jour.

Commençons par le CE qui a du d’abord régler des problèmes d’organisation suite à l’absence de 7 élus CFTC sur 8 à cause notamment des congés. Il a fallu redistribuer les rôles au sein de la délégation du personnel et la CFDT s’est retrouvée majoritaire avec 3 élus titulaires contre un seul pour la CFTC mais c’était suffisant en cas de vote.

Après le traditionnel examen des comptes, nous sommes entrés dans le vif du sujet avec la consultation du rapprochement de la Direction Administrative Commerciale et le Middle Office du Partenariat.

Pour la direction, les objectifs principaux sont de mieux harmoniser les procédures entre la clientèle directe et celle des partenaires mais aussi de mutualiser les moyens afin de réaliser des synergies de coûts.

La DAC va donc se transformer en Direction des Opérations en intégrant les opérations administratives du Middle Office Partenariat tout en conservant ses activités actuelles sauf les relations clientèles et la cellule Fiscalité.

Le Middle Office B to B devient le Support Relations Clientèle qui sera l’interface de l’ensemble des front office.

De plus, il s’occupera des tâches qu’OAV Dinan ne pourra, ou ne voudra, pas traiter dans le cadre du projet Schubert.

Cette réunion de consultation est en fait la 4ème réunion du CE mais malgré cela, il reste toujours autant d’incertitudes. En effet, il faudra attendre juin 2010 et la fin théorique du projet Schubert pour voir l’organisation de nouveau être modifiée du fait de l’intégration des activités évoquées précédemment. Le point positif serait enfin la mise en place d’un véritable middle office bourse mais il nous faudra attendre pour en être certain.

C’est particulièrement difficile dans ces conditions d’avoir une bonne visibilité d’une organisation qui va changer dans quelques mois. Comment des représentants du personnel peuvent donner un avis dans l’intérêt des salariés.

Beaucoup d’interrogations demeurent en ce qui concerne les conséquences d’une telle restructuration sur l’emploi et les conditions de travail. Elle avait eu des impacts avant même que le dossier arrive devant les élus du CE avec la fin de plusieurs contrats d’intérim : la mutualisation des effectifs étaient déjà en marche. Selon des calculs savants, les effectifs passeraient de 73 personnes à 71 entraînant la suppression de 2 postes. Pour la direction et les initiateurs du projet, cela est négligeable mais si l’on examine le détail des prévisions, on constate que les mouvements de personnel seront en fait plus nombreux. On nous a assuré que tous les salariés concernés ont été reçus en entretien et qu’ils auront leur mot à dire. Or, si certains refusent, que se passera-t-il en réalité ? Quelles seront leurs possibilités de reclassement ? Tiendra-t-on compte réellement de leur parcours afin de faciliter leur carrière professionnelle ? Autant de questions qui restent aujourd’hui sans réponse hormis les engagements vagues de la direction. Qu’en est-il aussi de la formation, de l’organisation interne des futures équipes ? Rien  de précis à ce jour mais nous avons appris qu’un processus d’accompagnement du changement sera mis en place pour faciliter la transition et, pourquoi pas, faire émerger de nouvelles solutions pouvant modifier l’organisation cible.

Si l’on détaille la structuration de la nouvelle Direction des Opérations, la grande nouveauté est l’intégration de la cellule Ouverture de Comptes au Middle Office Epargne. Il ne s’agit pas en fait d’une nouveauté mais plutôt d’un retour en arrière puisque les ouvertures de compte faisaient partie intégrante de l’activité de la Gestion avant de constituer une équipe à part entière et autonome. La CFDT s’était opposée à l’époque à cette séparation, comme quoi, elle est écoutée parfois même si ce sont des années plus tard.

Autres nouveautés : la Management Qualité Contrôle récupère les réclamations et la certification ISO sans que l’on sache, concernant cette dernière, qui s’en occupera. Les Relations Clientèles et l’équipe Fiscalité quittent la Direction des Opérations pour se retrouver au sein du Support Relations Clientèle.

Les élus CFDT ont donné, à l’unanimité, un avis défavorable au projet pour les raisons suivantes :

- alors que le rapprochement est évoqué depuis longtemps, il aura fallu attendre que l’entreprise soit en crise pour que le projet aboutisse. Il aurait pu être mené avant lorsque la situation financière de Cortal Consors était meilleure de façon à ce qu’un tel changement soit mieux accepter par les salariés. Au contraire, le fait que la réorganisation se fasse en ces temps difficiles dénote de la part de la direction une volonté de mettre en avant les réductions de coûts au détriment des aspects organisationnels,

- Il est inopportun de se prononcer sur une organisation appelée à être bouleversée dans quelques mois lorsque le projet Schubert sera opérationnel. Nous serons bien sûr vigilants pour en mesurer les véritables conséquences sur l’entreprise et les salariés,

- Beaucoup de questions restent en suspens sur les conséquences sociales de l’opération. C’est pourquoi nous serons à l’écoute des salariés concernés pour faire remonter tous les dysfonctionnements éventuels ainsi que leurs interrogations.

Autre sujets abordés : la cession de Cortal Consors Belgique à la société Fortuneo Arkea qui s’engage à conserver la totalité des effectifs soit 43 personnes. Il faut rappeler que la Belgique fut le théâtre de la création de la 1ère filiale de Cortal qui ne s’appelait pas encore Cortal Consors. Pour la direction, notre filiale belge connaissait de grandes difficultés financières mais la recherche d’un repreneur s’avéra fort difficile jusqu’à aujourd’hui.

De son côté, la CFDT déplore que la CFTC, en temps normal majoritaire au CE, n’ai pas jugé nécessaire de demander une consultation puisqu’il s’agit d’une opération capitalistique concernant l’entreprise.

Elle fait remarquer que cette cession donne encore plus de sens au terme « démantèlement » utilisé depuis le début des restructurations. Attention à ne pas tomber dans le côté « on vend les bijoux de famille ».

Il a été aussi question de la pandémie grippale avec notamment la présentation des mesures, décidées à l’échelon du groupe, destinées à faire face au risque que représenterait pour l’entreprise une forte expansion de la maladie. Le CE a autorisé la mise en place du télétravail en cas de passage au niveau 6 de la pandémie sachant que l’accord du salarié est obligatoire et en cas d’accord, celui-ci pourra à tout moment revenir au régime normal.

La CFDT reviendra sur ce dossier dans une communication concernant le CHSCT.